Depuis plusieurs années, Fatoumata Batouly Niane s'est imposée comme l'un des visages les plus en vue de la solidarité durant le mois sacré de Ramadan. A travers des distributions de kits alimentaires destinés aux associations et aux familles vulnérables, la généreuse Batouly contribuait à alléger le fardeau de nombreuses personnes pendant cette période de jeûne, de prière et de partage.
Chaque année, à l'approche du mois béni, son nom revenait avec insistance dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les images de remises de sacs de riz, de sucre, d'huile et d'autres denrées de première nécessité faisaient le tour des canaux de communication. Pour beaucoup d'associations, ces gestes représentaient un appui crucial, permettant à des centaines de familles de vivre le Ramadan avec un peu plus de sérénité et de dignité.
A en croire certaines associations habituées à bénéficier de ces élans de générosité, aucune distribution n'aurait, pour l'instant, été enregistrée. Une absence qui suscite interrogations et commentaires. Que s'est-il passé ? Pourquoi celle qui incarnait, pour beaucoup, un symbole de solidarité ramadanesque, se fait-elle aussi discrète ?
Depuis quelque temps déjà, Fatoumata Batouly Niane se fait rare dans l'espace médiatique. Celle qui occupait régulièrement la une de plusieurs plateformes de communication semble avoir levé le pied. Aucune annonce officielle, aucune communication publique ne vient, pour l'heure, éclairer l'opinion.
Dans les coulisses, les spéculations vont bon train. Certaines mauvaises langues avancent qu'elle se serait tournée vers d'autres horizons, évoquant notamment la Guinée comme nouveau centre d'intérêt. Des rumeurs qui restent, à ce stade, sans confirmation.
En attendant, l'image de Batouly continue de hanter ce mois de Ramadan. Pour de nombreux bénéficiaires habituels, l'espoir demeure intact. Les associations et les familles qui comptaient sur ces appuis scrutent les jours qui passent, dans l'attente d'un éventuel geste ou d'une prise de parole.
Car au-delà des dons, c'est une présence symbolique qui manque cette année celle d'une femme dont la générosité avait fini par s'inscrire dans les habitudes soli-daires du mois béni.
A.D
La Sirène