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Année de l’éducation et de la culture : Amadou Sy Savané sonne la mobilisation
Publié le lundi 9 mars 2026  |  L’aube
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Dans son discours à la nation prononcé à l'occasion du Nouvel An, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a pris une décision historique en décrétant la période 2026-2027 comme Année de l’éducation et de la culture», marque une volonté politique forte de placer le capital humain au cœur du projet de refondation du Mali.

Depuis cette déclaration solennelle, le ministre en charge de l’Éducation nationale, le Dr Amadou Sy Savané, est résolument à pied d’œuvre pour transformer cette vision en une réalité tangible et faire de cette échéance un véritable succès. Conscient de l'ampleur de la tâche et des attentes légitimes des Maliens, le ministre multiplie les rencontres et les initiatives.


«Durant cette période, des efforts énormes et sans précédent seront consacrés aux secteurs de l’éducation et de la culture», a-t-il déclaré avec fermeté. «L'objectif est clair : qu'au sortir de cette période, nous puissions tous, collectivement, dire que nous avons accompli un travail de qualité, que le système éducatif malien a été considérablement boosté, renforcé et profondément amélioré dans ses moindres aspects».

Dans cette dynamique, le Dr Amadou Sy Savané a lancé un appel pressant à la mobilisation générale de tous les acteurs et partenaires du système éducatif national. Il a invité enseignants, parents d'élèves, syndicats, société civile, retraités et partenaires techniques et financiers à joindre leurs efforts pour que le système éducatif malien obtienne enfin tout ce dont il a besoin, tant en termes de ressources humaines, matérielles que pédagogiques. Parmi les priorités affichées pour cette année spéciale, la réalisation de nombreuses infrastructures scolaires et universitaires figure en tête de liste. Il s'agira de combler le retard accusé depuis des décennies dans ce domaine crucial, en construisant de nouvelles salles de classe, des bibliothèques, des centres culturels et des équipements modernes adaptés aux défis du 21ème siècle. «2026-2027 sera notre année à tous, celle de la renaissance éducative et culturelle du Mali», a insisté le ministre.

Un comité d'experts pour piloter la renaissance éducative

Pour piloter ce chantier d'envergure nationale, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé la mise en place officielle d’un comité préparatoire dédié à l'organisation de l'Année de l'Éducation et de la Culture. Cette instance, instituée par décret présidentiel, sera présidée par le professeur Jean Bosco Konaré, une sommité intellectuelle du pays, garantissant ainsi une approche rigoureuse et inclusive des préparatifs. Dans le cadre des concertations élargies, le département a rencontré les représentants des retraités de l'éducation et des parents d'élèves. Ces derniers ont saisi cette tribune pour formuler des propositions concrètes et constructives en vue de la réussite de ce projet fédérateur. Tout en saluant chaleureusement l'initiative présidentielle, Mahamadou Sissoko, porte-parole de l’Union nationale des retraités de l’éducation et de la culture (UNREC), a réaffirmé la pleine disponibilité de sa corporation à accompagner le département.


Il a néanmoins brossé un tableau lucide des défis actuels : «L’école malienne fait face à de nombreux problèmes, notamment en ce qui concerne la formation initiale et continue des maîtres, ainsi que le manque criant d’équipements didactiques. À notre avis, ces difficultés sont le fruit d'une gestion parfois approximative par le passé. Il est temps de redresser la barre». Abondant dans le même sens, Daouda Sacko, représentant de l’association des parents d’élèves, a mis l'accent sur la qualité de l'enseignement. Il a proposé une réforme en profondeur du mode de recrutement des enseignants. « Il est impératif de revoir les critères de sélection et de mettre en place des mécanismes plus rigoureux pour attirer et former des enseignants de qualité, véritables piliers de la transmission du savoir», a-t-il déclaré.

Vers une gouvernance optimisée et des programmes contextualisés

De son côté, Alamir Touré, émissaire du Conseil national de la société civile (CNSC), a identifié la gouvernance comme le défi fondamental à relever. Il a également pointé du doigt la problématique des effectifs pléthoriques dans les salles de classe, qui nuit à la qualité de l'apprentissage. « Cette année dédiée à l’éducation représente une occasion en or pour apporter des solutions durables à ces défis chroniques. La société civile entend jouer pleinement son rôle de veille et de proposition pour que l'année 2026 soit véritablement celle des résultats tangibles sur le terrain», assure-t-il.

En réponse aux diverses préoccupations soulevées par ces acteurs de premier plan, le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale a tenu à les rassurer quant à la volonté du département d'engager des réformes structurelles. Il a notamment annoncé que les programmes scolaires feraient l'objet d'une révision approfondie : «L'objectif est de les adapter et de les contextualiser afin qu'ils reflètent davantage nos réalités culturelles, historiques et sociales, tout en répondant aux standards internationaux de l'excellence».



M. SANOGO

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