Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a présidé ce lundi 23 mars 2026 à Bamako, la sixième session ordinaire du Conseil d’administration du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM).
Dans son discours d’ouverture, le ministre a rappelé le rôle central de la migration dans le développement du Mali, soulignant que celle-ci constitue un levier stratégique pour la prospérité nationale. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance migratoire à travers une meilleure production de données, une structuration efficace de l’action publique et une valorisation accrue de la diaspora malienne.
Créé comme observatoire national des migrations, le CIGEM joue, selon le ministre, un rôle clé dans la compréhension et la gestion des dynamiques migratoires. « Gouverner la migration, c’est produire de la connaissance, protéger les citoyens et affirmer la souveraineté nationale », a-t-il déclaré.
Évoquant le bilan de l’année 2025, Mossa Ag Attaher a indiqué que le CIGEM a enregistré un taux d’exécution d’un peu plus de 50 % de son plan d’actions, avec plusieurs réalisations notables, notamment des études sur les liens entre migration et changement climatique, ainsi que des initiatives de formation en faveur des migrants de retour.
Pour l’année 2026, le ministre a salué un programme d’activités ambitieux, axé sur le renforcement de la gouvernance interne, la production de connaissances stratégiques et le développement de partenariats.
Le budget prévisionnel, estimé à près de 495 millions de francs CFA, devrait permettre de soutenir ces ambitions, notamment à travers des investissements structurants comme la réhabilitation du siège du CIGEM.
Toutefois, le président du Conseil d’administration a exhorté les responsables du Centre à plus de rigueur dans l’exécution des activités. Il a appelé à passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation afin de faire du CIGEM une référence nationale et régionale, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel.
Enfin, le ministre a annoncé la tenue d’une session d’évaluation en juillet prochain, destinée à faire le point sur l’état d’exécution des activités et à lever les contraintes éventuelles.
La session en cours permettra aux administrateurs d’examiner plusieurs documents clés, dont le rapport d’exécution 2025, le programme d’activités 2026 et le budget prévisionnel.