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Genève : Le Mali récuse le rapport de l’Expert indépendant et réaffirme sa souveraineté
Publié le jeudi 26 mars 2026  |  aBamako.com
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© Autre presse par DR
Bonne gouvernance: la justice malienne recouvre de plus de 400 milliards de FCfa et saisit 166 milliards en début 2025
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Devant le Conseil des droits de l’homme, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux M. Mamoudou KASSOGUE a vivement critiqué les conclusions de l’Expert indépendant. Tout en notant la reconnaissance partielle des progrès accomplis, Bamako dénonce une approche « tendancieuse » et défend une protection des droits de l'homme ancrée dans les réalités nationales.

Une critique de la méthode onusienne
Le Garde des Sceaux a fustigé un rapport reposant sur des « allégations infondées » et des sources « non crédibles ». Pour le gouvernement, l’Expert indépendant s’éloigne de son mandat d’assistance technique pour se transformer en instance de jugement. Cette posture, qui tend à « présumer le Mali coupable », interroge désormais les autorités sur la pertinence même du maintien de ce mandat à Genève.

Sécurité et lutte contre l’impunité
Sur le plan sécuritaire, les groupes terroristes ont été désignés comme les principaux auteurs de violations. Le Ministre a toutefois souligné les succès des FAMa, obtenus dans le « strict respect du droit ». Face aux critiques sur l'impunité, il a martelé que la justice malienne est à l'œuvre : des enquêtes sont systématiquement ouvertes et de nombreux dossiers sont déjà en phase de jugement.

Des réformes pour une 《 démocratie solide 》

L'intervention a également balayé les réserves sur l'espace civique et les réformes institutionnelles :
Vie politique : La dissolution des partis répond à un impératif d’assainissement soutenu par l’opinion nationale, en vue de renforcer les bases démocratiques.
Liberté d'expression : Le Ministre a assuré qu'aucun journaliste n'est détenu pour ses opinions, précisant que la loi ne s'applique qu'en cas d'infractions pénales avérées.

Avancées sociales : Le Mali met en avant la criminalisation de l’esclavage par ascendance, la lutte contre les violences basées sur le genre et l'adoption, en août 2025, de la Charte nationale pour la paix.
En conclusion, le Mali réitère sa volonté de coopérer avec des partenaires « sincères », mais s'oppose fermement à toute « instrumentalisation » de la question des droits de l'homme au détriment de sa souveraineté.




C Com/ MJDH

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