Cinq ans après la disparition du journaliste et écrivain Adam Thiam, le monde des médias a décidé de l'immortaliser en organisant, le mercredi 18 mars 2026, à la Maison de la presse, une cérémonie d'hommage en sa mémoire, autour de son ouvrage intitulé "Cris pendulaire", publié aux éditions Cauris Livres et préfacé par l'ancien président de la Transition, le Pr. Dioncounda Traoré. C'était en présence de plusieurs sommités de la presse, de parents et d'anciens collaborateurs de l'illustre disparu.
Prenant la parole, le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, a rappelé qu'il y a juste cinq ans disparaissait l'un des meilleurs fils du pays, Adam Thiam, un journaliste de référence qui s'est imposé par la rigueur de son analyse et la justesse de son regard. Il a ensuite remercié l'ensemble de la presse malienne pour sa mobilisation à cette rencontre, avant d'ajouter qu'Adam Thiam méritait bien cet hommage. Il a également salué l'ancienne ministre de la Culture, Kadiatou Konaré, pour son inspiration et ses bonnes initiatives. Par ailleurs, il a émis le souhait que le 18 mars soit désormais retenu parmi les dates à commémorer par la presse malienne en mémoire d'Adam Thiam.
Quant au représentant de la famille de l'illustre disparu, Diaffar Thiam, fils aîné d'Adam Thiam, il a remercié l'ensemble de la presse malienne pour cette initiative. Il a déclaré : "Adam Thiam, la plume libre, s'est tue, mais l'écho demeure", avant de rappeler que le 18 mars 2021, Bamako perdait une voix singulière. Il a poursuivi en soulignant que sa plume, à la fois élégante et incisive, portait un regard sans concession sur les enjeux politiques, sociaux et sécuritaires de son temps. Selon lui, Adam Thiam savait dire les vérités difficiles avec une rare honnêteté intellectuelle, sans jamais céder à la facilité ni aux pressions. "L'auteur du livre Cris pendulaire, Adam Thiam, a laissé une œuvre qui dépasse le simple cadre littéraire", a-t-il fait remarquer. La cérémonie a pris fin par des témoignages et la distribution de son livre. Notons que l'objectif était de rendre un hommage appuyé à une figure majeure du journalisme malien, tout en offrant au public l'occasion de redécouvrir une œuvre singulière, à la fois introspective et profondément engagée.