Le président du Niger, Abdourahamane Tiani, a procédé vendredi 27 mars 2026 au lancement officiel du processus d’établissement de la carte nationale d’identité biométrique de l’Alliance des États du Sahel (AES), en se faisant enrôler, marquant ainsi le démarrage effectif de ce projet structurant.
Adoptée en Conseil des ministres le 26 décembre 2025, cette initiative vise à moderniser le système d’identification des citoyens, à renforcer la sécurité des documents administratifs et à améliorer l’efficacité des services publics.
Le projet prévoit la mise en place d’infrastructures technologiques avancées, notamment un centre de données sécurisé et des systèmes numériques dédiés à la gestion des identités.
Au-delà de la dimension technologique, les autorités nigériennes entendent développer les compétences nationales à travers la formation de ressources humaines spécialisées, dans une logique de durabilité du système.
Un comité de suivi a été institué pour accompagner la production des cartes biométriques et des passeports électroniques, dont la phase de finalisation est en cours.
Cette réforme s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique portée par l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs responsables civils et militaires, dont le ministre d’État en charge de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, ainsi que des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et des experts techniques impliqués dans la mise en œuvre du projet.