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ONU: De l’esclavage au terrorisme, la Confédération du Sahel condamne la persistance des logiques impérialistes
Publié le dimanche 29 mars 2026  |  aBamako.com
Symbiose, complicité, synergie
© Autre presse par DR
"Symbiose, complicité, synergie": les pays de l`AES progressent sur la voie de l’intégration
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Déclaration à la tribune des Nations Unies, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, le mercredi 25 mars 2026 à New-York, de Son Excellence Monsieur Saïdou ZONGO Ambassadeur, Représentant Permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies, à l’occasion de la Commémoration de l’abolition de l’esclavage et du commerce transatlantique des esclaves.




Excellence Madame la Présidente de l'Assemblée Générale;

Excellence John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana

Monsieur le Secrétaire Général;

Mesdames et Messieurs;

J'ai l'honneur de délivrer cette déclaration e au nom des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES), à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

En prenant la parole en ce jour de commémoration de l'abolition de l'esclavage et du commerce transatlantique des esclaves, les pays membres de la Confédération voudraient s'incliner avec respect devant la mémoire de toutes les innocentes personnes qui ont subi injustement ces actes ignobles.

Il est fort regrettable que des sociétés dites civilisées aient jugé normal, à un moment de leur histoire, de réduire systématiquement d'autres humains à l'état de « choses », de les torturer, de les vendre, de leur enlever toute dignité, de leur nier leur humanité.

La présente cérémonie ne doit pas se limiter au seul devoir d'honorer la mémoire des plus d'une dizaine de millions d'Africains déportés et réduits en esclavage dans des conditions inhumaines et dégradantes. Elle doit être également l'occasion de situer les responsabilités dans le tort causé à l'Afrique et à toute l'humanité, de marquer un engagement ferme et collectif à agir pour la justice afin que de telles atrocités ne se répètent.

Madame la Présidente,

Sur le sujet, certains Etats préfèrent le silence et étouffer la vérité de ces faits macabres. Au même moment, une batterie de mesures est déployée pour rappeler et commémorer d'autres tragédies humaines, parfois de moindre portée.

La Confédération des Etats du Sahel estime bien au contraire qu'il faut faire la lumière, il faut réparer. Le contexte actuel s'y prête, car certaines Nations continuent de considérer l'Afrique comme leur chasse gardée, au point que leurs parlementaires, à l'image des esclavagistes d'hier qui ont décidé du sort de millions d'africains, s'arrogent le droit de légiférer sur la politique intérieure de la République sœur du Niger.

La confédération condamne cette posture pseudo-humaniste et néocolonialiste qui répond plus à une logique d'exploitation mercantiliste et impérialiste du continent. En effet, l'esclavage et la traite transatlantique d'hier et le terrorisme qui a cours aujourd'hui au Sahel, n'ont-ils pas en commun, d'un côté, l'enrichissement des économies des puissances coloniales et impérialistes et, de l'autre, l'appauvrissement et la désarticulation de l'Afrique ?

Si hier, ces puissances ont construit leurs économies en vidant le continent africain de ses bras valides, aujourd'hui, ce sont les ressources naturelles de l'Afrique qui sont pillées en utilisant la stratégie de la terreur et des conflits sans fin, via des mercenaires terroristes et autres groupes armés criminels, financés et instrumentalisés.

Madame la Présidente

Face aux réflexes de ces Etats esclavagistes et impérialistes qui refusent de s'adapter à l'émancipation des peuples du Sahel et d'Afrique, la Confédération des Etats du Sahel demeure engagée pour soutenir toute initiative visant la restauration de la dignité des peuples noirs, y compris par le biais des réparations.

C'est en cela que nous saluons et appuyons sans réserve, l'initiative de l'Union Africaine pour l'adoption d'une résolution visant à qualifier l'esclavage et le commerce transatlantique des esclaves de crime le plus grave contre l'humanité. Nous remercions par la même occasion le Ghana pour avoir porté avec brio la voix du continent sur cette question cruciale et exprimons notre profonde gratitude à Son Excellence John Dramani MAHAMA, Président du Ghana.

Je vous remercie.

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