Si certains prêcheurs, à l’image de Goïta, n’hésitent pas à valoriser le mariage multiple allant jusqu’à affirmer que « celui qui n’a qu’une épouse est le grand frère du célibataire » la réalité sur le terrain est souvent bien plus complexe.
Dans ce contexte, la polygamie peut rapidement devenir source de tensions et de conflits dans les foyers.
Dans le cas présent, plusieurs proches du couple soulignent un élément crucial : la première épouse aurait aidé son mari a être la personne qu’elle est. Cela a passé également par des soutiens financiers. Une implication qui rend la décision de prendre une seconde épouse encore plus difficile à accepter et a probablement nourri la colère de la femme.
C’est dans ce climat tendu qu’un incident dramatique s’est produit récemment à Banconi « Chaud blanc Carré ». Visiblement à bout de nerfs, la femme a versé de l’huile chaude sur son mari, identifié sous les initiales M. T., après avoir appris son intention de se remarier. Le mari, brûlé au dos, a été conduit d’urgence dans un centre de santé. Heureusement, sa vie n’est pas en danger.
Cet événement rappelle que derrière les discours religieux et théoriques, chaque foyer a ses équilibres, ses sacrifices et ses ressentiments.
Ce drame pose la question que tout homme en quête de seconde femme se pose : comment annoncer une seconde union à sa première épouse ?
Les candidats aux deuxième et troisième épouses feraient bien de réfléchir… non seulement à la manière d’annoncer la nouvelle, mais aussi aux conséquences humaines de leur décision. Car, comme le montre ce fait divers, la théorie de la polygamie valorisée par certains prêcheurs peut se heurter brutalement à la réalité du quotidien.