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Crise d’approvisionnement en eau potable : L’appel pressant des quartiers de Bamako pour une « opération citernes »
Publié le mardi 31 mars 2026  |  arc en ciel
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A Yirimadio, ZRNY, Tabakoro, Niamana et dans les zones de logements sociaux, l’eau potable est devenue un luxe.

Dans ces quartiers en pleine expansion, les populations vivent au rythme des coupures prolongées, contraintes de parcourir de longues distances ou de dépenser des sommes importantes pour se procurer quelques bidons d’eau. Face à cette situation devenue intenable, une revendication refait surface : la relance de « l’opération citernes ».


Cette initiative, bien connue des habitants, consistait à déployer des camions-citernes dans des points stratégiques définis par les autorités. Pendant toute la durée des coupures, ces citernes restaient stationnées pour ravitailler les populations. Chacun, selon ses moyens, pouvait accéder à une quantité minimale d’eau, suffisante pour les besoins essentiels : cuisiner, assurer l’hygiène de base et faire face aux urgences quotidiennes. Le reste pouvait attendre.

Aujourd’hui, l’absence de ce dispositif accentue la détresse des ménages, notamment les plus vulnérables. Entre spéculation autour du prix de l’eau et pénurie chronique, les habitants dénoncent un abandon progressif et appellent à des mesures urgentes.

« Une telle initiative, si elle venait à être remise en place, serait comme un pauvre qui tombe sur un billet de 10 000 F », confie, Dramane Diarra, un résident de Yirimadio, illustrant l’espoir que suscite cette solution temporaire mais vitale.

Au regard de l’urgence, les populations interpellent directement les autorités compétentes, notamment le département en charge de l’eau ainsi que la SOMAGEP, afin qu’elles prennent la pleine mesure de la crise. Pour beaucoup, la relance de « l’opération citernes » apparaît aujourd’hui non pas comme une option, mais comme une nécessité.

Dans une capitale en constante croissance, garantir l’accès à l’eau potable ne devrait pas relever du privilège, mais d’un droit fondamental.

L’urgence d’un plan de crise pour l’eau potable


Face à la récurrence des pénuries dans plusieurs quartiers de la rive droite de Bamako, la nécessité pour le département en charge de l’eau de mettre en place un véritable plan de gestion de crise s’impose. Une planification rigoureuse permettrait d’anticiper les périodes critiques, d’organiser le ravitaillement et d’éviter que les populations ne soient laissées à elles-mêmes ce, pendant des jours, voir la semaine.

Le nouveau ministre en charge du secteur est ainsi interpellé : faire du ravitaillement en eau potable, notamment via la SOMAGEP, une priorité absolue. Dans un contexte marqué par la croissance démographique et les fortes chaleurs, l’accès à l’eau ne peut plus être géré dans l’urgence permanente, mais doit relever d’une stratégie claire, efficace et durable.

Oui, l’électricité est capitale, voire indispensable. Mais l’eau l’est encore davantage. Car sans eau, il n’y a pas de vie.

A.S.



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