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26 Mars 1991 : 35 ans après, que reste-t-il ?
Publié le jeudi 2 avril 2026  |  Mali Tribune
Moussa
© AFP par FRANCOIS ROJON
Moussa Traoré
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Le 26 mars 1991 marque la fin du régime militaire du général Moussa Traoré et le point de départ du système de gouvernance démocratique.

Un régime militaire qui avait duré 23 ans, avec son lot de violation de droit et gestion catastrophique à tous les niveaux. 26 mars 1991, était une victoire, un nouveau départ mais que reste-t-il de cet idéal.


Jamais le 26 mars n’a été aussi timidement célébré au Mali. Pas de grandes conférences débats comme à l’accoutumée. Seulement une cérémonie de dépôt de germe et cela sans le président de la transition et sans les grands acteurs de cette date. Des acteurs démocratiques quasiment absents de la scène et totalement réduits au silence. En plus de cela, la question légitime, que reste-t-il de l’idéal du 26 mars ?

L’une des libertés les plus applaudies avec l’avènement de la démocratie au Mali fut le multipartisme politique et la fin du parti unique et la politique à sens unique du général Moussa. Les acteurs politiques ont été libérés de créer leurs partis politiques et de conquérir à la conquête et l’exercice du pouvoir. Qu’en est-il de cet idéal aujourd’hui. Le constat est amer. Les partis politiques n’existent plus. Tous dissouts et le droit d’en créer librement plus que jamais menacé.

Ecrire un article de presse aujourd’hui, une analyse, une opinion surtout critique à l’endroit des principes du jour, est une véritable marche sur des œufs. Ce qui aurait été ‘’vraisemblablement’’, juste une opinion critique envers les autorités dans un passé récent, est aujourd’hui une atteinte au crédit de l’Etat, diffamation offense. Ce qui jadis, n’était qu’une opinion qui devrait être répondue par une autre opinion contraire, amène très loin derrière les barreaux ou des bourreaux.

La liberté d’expression très difficile à contrôler aujourd’hui car les médias sont plus que jamais incontrôlables. Tout le monde peut s’exprimer et être médiatisé, souvent contre son propre gré. Mais, aucune garantie n’existe : S’il y a liberté après s’être exprimé. Les opinions et les critiques contre le pouvoir est aujourd’hui, une vraie marche sur des œufs. Les avis contraires même d’u expert, est aujourd’hui, subversif et peut faire voyager à Koulikoro.


Tout laisse croire aujourd’hui que le 26 mars pourrait dormir dans les jours à venir dans les tiroirs de l’oubli. Vu le projet de narratif en cours pour blanchir le général Moussa Traoré et faire porter la robe du démon aux démocrates voire aux Victimes et Martyrs de 91. Nous forcer à boire par le nez et faire du coupable la victime. Mais que faire et que dire à celui dont l’évidence ne convainc pas ? Rien. Comme du 26 mars, 35 ans, après, il ne reste plus quasiment, rien.


Koureichy Cissé

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