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Affaire Sangaré Aminata Keïta: Acharnement ou justice ?
Publié le samedi 4 avril 2026  |  Aujourd`hui
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Pourquoi diantre un Directeur national, censé incarner la justice, la paix, la cohésion sociale et la concorde dans un contexte de crise multidimensionnelle, s'acharne-t-il sur une dirigeante régulièrement élue ? La question mérite d'être posée avec gravité.

Le cas de Sangaré Aminata Kéïta, à la tête de la Fédération malienne d'athlétisme (FMA), illustre une dérive préoccupante. Accusée d'usurpation de titre pour avoir simplement répondu à une invitation à l'étranger, elle a été traînée devant le Pôle de lutte contre la Cybercriminalité. Verdict : non coupable. Blanchie. Lavée de toute accusation.

Dans un Etat attaché aux principes de droit, une telle décision devrait clore le débat. Mais ici, le feuilleton se poursuit. Malgré ce revers judiciaire cinglant, la tutelle semble déterminée à poursuivre une entreprise de déstabilisation, comme si l'objectif n'était plus la justice, mais la prise de contrôle de l'athlétisme malien, au mépris des règles fondamentales de gouvernance sportive et des principes internationaux.

Dès lors, une autre question s'impose : jusqu'où ira cet acharnement ? Et surtout, comment qualifier une telle persistance face à une décision de justice claire ? Le doute n'est plus permis. On est en droit de parler de harcèlement.

Sans compromis

Pis encore, certains y verront les signes inquiétants de violences basées sur le genre (VBG), tant il est difficile d'ignorer la dimension symbolique et politique du traitement réservé à une femme leader dans un environnement encore largement dominé par des logiques d'exclusion.

Car au fond, ce combat dépasse la seule personne de Mme Sangaré. Il pose la question du respect des droits des femmes, de leur légitimité à diriger et de leur protection face aux abus de pouvoir.

Il interroge également la crédibilité des engagements en faveur de l'équité, dans un pays où ces principes sont régulièrement proclamés mais trop souvent mis à l'épreuve des faits.

Le cas Sangaré Aminata Kéïta est désormais un cas d'école. Un test grandeur nature pour les défenseurs des droits humains, les militants de l'égalité de genre et tous ceux qui croient en une gouvernance juste et impartiale.

Au demeurant, ce qui se joue ici n'est pas seulement une bataille institutionnelle. C'est une question de principe. Or, sur les principes, aucun compromis durable n'est possible.


La Rédaction
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