PolitiqueLe ministre Mamoudou Kassogue à la remise du rapport annuel 2025 de son département : "Le nouveau visage positif de la justice n’est pas un vain mot, mais une réalité…"
"Ces rapports fournissent des résultats reflétant l'impact positif des réformes réalisées dans différents domaines"
Visiblement très satisfait, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a officiellement reçu, le lundi 30 mars 2026, le rapport annuel d'activités de l'exercice 2025 des services centraux de son département et des juridictions. Il se dit fier de l'immense travail accompli par les différents services avant de préciser que "cette cérémonie, loin d'être un exercice exhibitionniste ou une rencontre superfétatoire, elle fait partie des avancées notoires des quatre dernières années pour le secteur judiciaire". Selon le Garde des Sceaux les rapports servent de boussole pour les services concernés et les décideurs. "Je voudrais vous féliciter, non seulement pour la production, à bonne date, de vos différents rapports, mais aussi pour les résultats obtenus dont l'agrégation permet au département de disposer d'un document aussi volumineux que riche. Les activités menées ainsi que les résultats obtenus retracent les moyens utilisés et les efforts déployés pour assurer les missions d'administration et de distribution de la justice telles qu'elles ont été assignées par les textes qui créent et organisent les différents services", dira le garde des Sceaux. Avant de préciser que "ces rapports fournissent des résultats reflétant l'impact positif des réformes réalisées dans différents domaines, notamment au plan juridique avec la mise en œuvre du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale ayant abouti à des réalisations extraordinaires entreprises par le Pôle national économique et financier, la Cour d'appel de Bamako, la Cour suprême et l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière". Voici le discours prononcé par le ministre Kassogué lors de cette cérémonie de remise du rapport annuel 2025.
C'est avec un plaisir réitéré et un sentiment de grande fierté que je préside la cérémonie de présentation et de remise officielle du rapport annuel d'activités des services centraux et des juridictions, quatrième du genre, du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.
A cette heureuse occasion, je voudrais saluer, outre la présence des représentants des différentes structures relevant du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, le président du Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation ainsi que les représentants des Partenaires techniques et financiers de mon département qui ont bien voulu répondre à notre invitation, rehaussant ainsi l'éclat de la présente cérémonie.
Distingués invités ;
Chers collaborateurs ;
Mesdames et Messieurs,
Cette cérémonie, qui se veut modeste, en la forme, est pourtant fondamentalement expressive d'une nouvelle gouvernance qui s'est installée dans le secteur judiciaire mettant l'accent sur le respect des principes et des exigences qui doivent accompagner l'accomplissement des missions assignées aux différents services pour la disponibilité et la fourniture du service public de la justice. En effet, loin d'être un exercice exhibitionniste ou une rencontre superfétatoire, elle fait partie des avancées notoires des quatre dernières années pour le secteur judiciaire et dont la pérennisation prend corps, désormais, avec la tenue de cette troisième édition après celles ayant consacré, respectivement, la remise des rapports 2022 couplé avec 2023 et 2024.
Les trois précédents rapports annuels consolidés ont définitivement renforcé notre conviction quant à l'utilité et les avantages incontestables qui peuvent être tirés de leur exploitation, à différents niveaux, par des acteurs opérationnels, institutionnels et politiques ainsi que par des acteurs de la société civile.
Pour les services judiciaires et les juridictions, les rapports annuels d'activités sont des outils pour faire une auto-évaluation dans l'objectif d'améliorer les performances à la lumière d'une analyse des résultats obtenus, des difficultés rencontrées, des défis et enjeux ainsi que des perspectives.
Ils constituent, en outre, une boussole, à la fois, pour les services concernés et pour les décideurs permettant de définir de nouvelles orientations à travers des projets, des programmes ou de politiques publiques nécessaires à un meilleur accomplissement des missions assignées aux différents services. Aussi, la disponibilité des rapports renforce le fonds documentaire des services permettant l'accessibilité à des données pour des besoins de planification, de statistique, de recherche, mais aussi elle offre l'opportunité aux acteurs de la société civile de disposer d'éléments d'appréciation quant à la qualité des services qui leur sont rendus et ainsi des actions et mesures nécessaires pour une amélioration de celle-ci.
Enfin, nous sommes convaincus que la production et la présentation des rapports d'activité constituent une mesure d'amélioration de la qualité de la gouvernance du secteur, mettant en confiance les Partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement dans la mobilisation des ressources nécessaires à la prise en charge des différents volets d'investissement.
L'appréciation qualitative unanime des avancées historiques réalisées par la justice de notre pays, au triple plan institutionnel, juridique et organisationnel, a été obtenue grâce, certes, aux efforts du Département dans son ensemble, mais aussi et surtout à l'accompagnement et au soutien au plus haut sommet de l'Etat ainsi qu'au niveau des Partenaires techniques et financiers et des citoyens, créant ainsi à la charge de l'institution judiciaire une responsabilité historique et un devoir de redevabilité et de réédition de comptes.
Permettez-moi de saisir encore cette occasion pour exprimer, au nom de l'institution judiciaire, notre profonde gratitude et reconnaissance à l'endroit du président de la Transition, chef de l'Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature, son Excellence le général d'armée Assimi Goïta, pour ses hautes et éclairés orientations, ses conseils avisés et son soutien constant qui ont permis, en quatre années d'exercice, de transformer positivement le visage de la justice de notre pays.
Notre reconnaissance et notre gratitude vont également à l'endroit de Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, pour ses instructions éclairées, son soutien et son accompagnement dans la conduite des réformes ainsi que leur mise en œuvre amorcée pour les rendre effectives au grand bonheur de l'institution judiciaire, des justiciables et du pays tout entier.
Je voudrais associer à ces mots de gratitude et de reconnaissance l'ensemble des membres du Gouvernement pour leur accompagnement et leur soutien qui ont rendu possibles les avancées historiques et générationnelles réalisées dans le secteur, ces cinq dernières années.
Comment ne pas étendre ce chapitre aux Partenaires techniques et financiers, notamment le Pnud, l'Ambassade du Royaume des Pays Bas, l'Union européenne, EUCAP-Sahel Mali, l'Ambassade du Japon, la Coopération canadienne, IDLO, le HCR, l'ONU-femmes, l'OIM, le CICR, l'ONUDC, l'UNICEF, Mercy Corps, l'Unitare, l'USAID, pour le soutien et l'appui apportés, chacun en sa manière, qui ont permis de réaliser des progrès à différents niveaux.
Aussi, avons-nous le devoir de reconnaitre la contribution des acteurs de la société civile, non seulement dans la conception et l'adoption des réformes, mais aussi pour leur accompagnement à travers les conseils, les critiques, les suggestions, les propositions et recommandations ainsi que les dénonciations.
L'occasion est, sans nul doute, bonne, pour rappeler le rôle fondamental qu'ils ont joué lors de la tenue des concertations régionales et du Forum national sur la justice, respectivement, en septembre et en octobre 2025. C'est grâce à ces efforts conjugués de tous que la justice de notre pays a montré un nouveau visage qui a influé, positivement, sur la confiance des citoyens en leur justice, attestée par des enquêtes d'opinion indépendantes menées par des organismes neutres.
Cette inversion positive constitue un motif de fierté pour l'ensemble de l'institution judiciaire et est, en même temps, une source d'interpellation et de responsabilité pour la poursuite des efforts au double plan de l'amélioration de la qualité du service public de la justice et du changement qualitatif de comportements des acteurs judiciaires.
A vous, Mesdames et Messieurs les Directeurs des services centraux et assimilés du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Mesdames et Messieurs les Chefs de juridiction et de parquet,
Je voudrais vous féliciter, non seulement pour la production, à bonne date, de vos différents rapports, mais aussi pour les résultats obtenus dont l'agrégation permet au Département de disposer d'un document aussi volumineux que riche.
Les activités menées ainsi que les résultats obtenus retracent les moyens utilisés et les efforts déployés pour assurer les missions d'administration et de distribution de la justice telles qu'elles ont été assignées par les textes qui créent et organisent les différents services.
Aussi, avons-nous la grande fierté de constater que ces rapports fournissent des résultats reflétant l'impact positif des réformes réalisées dans différents domaines, notamment au plan juridique avec la mise en œuvre du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale ayant abouti à des réalisations extraordinaires entreprises par le Pôle national économique et financier, la Cour d'appel de Bamako, la Cour suprême et l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.
La tenue des audiences par les chambres criminelles instituées au niveau des Tribunaux de grande instance de Sikasso, de Kayes et de la Commune III du district de Bamako est assez illustrative du tournant décisif connu par notre système de justice pénale qui se caractérisait par sa lenteur et sa lourdeur liées aux cours d'Assises désormais supprimées.
De la même manière, les résultats nous réconfortent dans les choix opérés ayant conduit à la création et à l'opérationnalisation des structures telles que la direction nationale des droits de l'Homme, l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, mais aussi à l'érection de la direction nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée en direction générale ainsi que la création de la direction nationale de la protection judiciaire des enfants dont le directeur a été nommé.
En me limitant à ces exemples, à titre indicatif, je puis affirmer que les résultats de l'exercice 2025, obtenus par le Département, à travers les services centraux et assimilés et les juridictions, démontrent que le nouveau visage positif de la justice n'est pas un vain mot, mais une réalité qui nous incite à redoubler d'efforts, non seulement, dans la poursuite des réformes, mais aussi dans la mise en œuvre effective de celles déjà réalisées.
Je voudrais saisir cette occasion pour vous inviter à poursuivre sur cette voie tracée pour renforcer les acquis en termes d'amélioration continue de la qualité de la gouvernance et du service public de la justice, de modernisation de l'appareil judiciaire et de changement qualitatif de comportements à tous les niveaux de l'administration et de la distribution de la justice.
Monsieur le Secrétaire Général
Les résultats qui transparaissent dans les différents rapports produits par les services, dont le rapport général ne constitue que l'agrégation, sont le reflet d'un travail acharné abattu à coups de mesures innovantes et adaptées, de coordination réussie, de sacrifices et d'engagement indéfectible, mais aussi de responsabilité et d'humanisme dans les relations au quotidien.
C'est donc pour moi, l'occasion, une fois de plus, de reconnaitre, de façon solennelle, vos qualités exceptionnelles et vos efforts inlassables qui ont permis de tracer cette nouvelle voie pour la justice de notre pays, celle qui la mènera, à coup sûr, vers de lendemains meilleurs au grand bonheur de nos concitoyennes et de nos concitoyens.
C'est avec une légitime fierté et une confiance aiguë en votre personne et à vos qualités avérées que je reçois le rapport annuel 2025 agrégé des services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et des juridictions.
Je l'ai dit l'année dernière et je le dis cette année encore, vous êtes un des bâtisseurs infatigables auxquels l'Institution Judiciaire doit, éternellement, reconnaissance et gratitude. Permettez-moi de saisir cette heureuse occasion qui m'est offerte de vous adresser mes chaleureuses et sincères félicitations pour l'immense travail que vous avez abattu depuis votre arrivée à la tête du secrétariat général. Je n'oublie pas d'associer à ces mots de reconnaissance et de gratitude tous les membres de votre équipe, les proches collaborateurs, les directeurs des services centraux et assimilés ainsi que les chefs de juridictions et de parquets. Je sais que vous continuerez à écrire de nouvelles pages glorieuses de la justice de notre pays avec l'équipe qui vous accompagne. La justice de notre pays en a besoin, les justiciables en ont besoin et le Mali, tout entier, en a besoin".