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Décès de MME Sangaré Oumou Ba: La loi 052 orpheline
Publié le samedi 4 avril 2026  |  Mali Tribune
Mali:
© aBamako.com par A.S
Mali: le président IBK a présidé lundi son premier conseil des ministres
Photo de Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant Ph: Mme SANGARE Oumou BAH
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Le Mali est en deuil. Sangaré Oumou Ba, ancienne ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ancienne députée et figure emblématique de l’engagement féminin, s’est éteinte le mardi 31 mars à Bamako à l’âge de 79 ans.


Enseignante et éducatrice de formation, elle a consacré sa vie à la promotion des droits des femmes et à l’amélioration des conditions de vie des enfants et des familles au Mali. Militante engagée, elle fut également présidente des femmes du Rassemblement pour le Mali (RPM), où elle a œuvré sans relâche pour une plus grande participation des femmes à la vie politique.
Mme Sangaré Oumou Ba laisse derrière elle un héritage considérable, marqué par des actions concrètes et durables. Parmi ses réalisations les plus marquantes figure la Loi 052 du 18 décembre 2015, souvent surnommée aujourd’hui « Loi Oumou Ba ». Ce texte majeur constitue un véritable rempart pour la promotion du genre et la représentation des femmes dans les instances de décision.
Son combat, sa détermination et sa vision ont profondément contribué à faire avancer la cause féminine, non seulement au Mali, mais aussi à l’échelle africaine. Elle laisse un flambeau que les générations futures sont appelées à porter avec la même conviction.
En cette douloureuse circonstance, les hommages affluent pour saluer la mémoire d’une femme d’exception, dont l’engagement restera gravé dans l’histoire. Nombreux sont ceux qui appellent à ce que la Loi 052 porte officiellement son nom, en reconnaissance de son rôle déterminant dans son adoption.
Prions pour le repos éternel de son âme. Qu’Allah, dans Sa miséricorde infinie, l’accueille dans Son paradis et apporte réconfort à sa famille ainsi qu’à toute la nation malienne.
Koureichy Cissé


HOMMAGE
Eloge à Oumou Bah Sangaré, étoile filante immaculée


Flamme miroir, flamme exaltante. Femme d’espoir, femme battante. Oumou Bah Sangaré, ton passage sur Terre est un acte exemplaire. Force du ciel, force éternelle ; tu es l’essence maternelle, la quintessence universelle, de tout être épris de justice, de toute femme victime d’injustice.
Combien de Oumou Sangaré nous faudra-t-il enterrer, pour que la chère humanité veuille finalement les écouter, prêter l’oreille aux endeuillées, leur donner mille et une raisons de murmurer la résonnance entre le corps inanimé et le silence qu’il inspire?
Car oui Oumou tu as bien dit, et tu avais beaucoup à dire, dans un monde qui se cherche encore, là ou toi tu avais trouvé, là où tu voulais nous guider. Certains t’ont prise par la main, d’autres t’ont barré le chemin ; toi tu as ouvert grand la porte, pour que toute femme se prenne en charge, emprunte la pente escarpée, qui certes nous fait bien suer.
Mais qu’est la sueur d’une pionnière, s’évertuant à avancer, parmi nos armées d’âmes en pleurs, qui grâce à toi se sont dressées, et ont adhéré à ta cause, comme l’enfant reconnait sa mère, lorsqu’il s’éveille d’un long sommeil, en cherchant l’être salvateur?
Oumou, tu nous a enseigné, que la femme est maitresse de loi, et que ses droits sont incarnés au plus profond de nos ainées.
Ta résilience est un exemple, et toutes en cœur nous t’emmènerons au panthéon des résistances, celui qui sait la vraie noblesse du féminisme accompli, celui qui ne fâche personne, celui qui uni les esprits, même les plus déterminés.
Femme militante, femme enseignante, merci pour ta persévérance, ton amour de l’être accompli, qui t’a rendue patronne des anges, mère de chaque petit malien, filles et garçons de ton pays, qui aujourd’hui, après hier, qui maintenant, avant demain, se doit d’inscrire un nouveau nom, le nom d’Oumou Bah Sangaré, aux confins des pages de l’histoire. Une histoire déjà commencée, une belle histoire à raconter, afin de la perpétuer.
Alors, à vous les historiens! A vos plumes, vous êtes appelés, pour graver le nom d’une dame, qui n’est certes pas inconnue.
Salut Oumou, merci pour tout. Nous n’allons jamais te quitter. Avec nous, tu demeureras. Et un jour, on te rejoindra.
Nathalie Barge
31 mars 2026



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