Suite au rappel à Dieu, à l’âge de 78 ans, de celui que d’aucuns appelaient le ‘’Grand philosophe’’, en l’occurrence le Professeur Jean Marie Diarra, M. Moussa Camara, au nom des anciens élèves du Lycée Prosper Kamara (LPK), a fait un mot.
« C’est un exercice quasi périlleux que celui qui m’échoit en ces temps tristes : parler au passé d’un homme qui fut un professeur, un modèle, voire un Directeur de conscience. Il s'agit de notre regretté professeur de philosophie, Jean Marie Diarra. La nouvelle de son rappel à Dieu est tombée comme un couperet en cette triste date du 12 mars 2026. L'homme aux qualités sociales et professionnelles avérées a tiré ainsi sa révérence sur la pointe des pieds, après avoir écrit en lettres capitales les pages glorieuses du Lycée Prosper Kamara (LPK) en particulier, et de l'enseignement catholique en général.
Dès lors, notre peine est indicible et le vide demeure abyssal. En bons croyants, l'on se résout à admettre le décret divin. A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournons ! Cher Professeur, vous avez incarné, sans aucun doute, l’image d’Epinal du professeur de philosophie ayant le sacerdoce, le professionnalisme et l’éthique en bandoulière. Le tout adossé à une culture générale remarquable. L’on se rappelle encore cette silhouette longiligne, à la voix gutturale très souvent sanglée dans un costard, et dispensant ses cours avec une maestria dont il avait lui seul le secret.
Vous avez mis du cœur à nous faire découvrir une discipline qui suscitait controverses et fantasmes pour les nouveaux élèves de la terminale que nous fûmes. Vous nous avez aidés à appréhender la philosophie au-delà des a priori, des idées reçues et autres stéréotypes. Grâce à vous, nous avons cerné la philosophie comme « une activité de l’intelligence humaine pour la quête de la vérité ». Une vérité qui ne surfe pas sur l’écume des choses, mais les "saisit dans leur essence", pour reprendre une formule que vous chérissez tant.
Comme le dit le poète : " Les morts ne sont pas morts ". Oui, Jean Marie DIARRA, n'est pas mort. Il est dans l'air qui aère cette salle, il est dans la lumière qui illumine cette cathédrale. Il sera ad vitam aeternam dans les pensées et prières de ses anciens élèves que nous sommes. Notre devoir de génération consistera à faire en sorte que les œuvres que vous avez réalisées ne tombent pas en déshérence. Au nom des anciens élèves du LPK, et singulièrement de toute la promotion 1996-1999, nous adressons nos condoléances les plus attristées à sa famille durement éplorée.
Dors en paix, cher Professeur. Que le Seigneur vous accueille parmi ses Élus. Amen » !
La Rédaction