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1338 dossiers enregistrés au pôle de la cybercriminalité: Comment le procureur Coulibaly s’en sort-il ?
Publié le jeudi 9 avril 2026  |  Le challenger
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© Autre presse par DR
Dr Adama Coulibaly, procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité
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Pas moins de 1338 dossiers ont été enregistrés au pôle de la cybercriminalité en 2025, dont 834 en cours d’instruction. De quoi se demander comment le procureur Adama Coulibaly parvient-il à faire face à une telle charge de travail?
Emanant de la présentation du Rapport annuel 2025, ces chiffres sur le bilan des activités de cette juridiction
spécialisée interpellent et invitent à une réflexion approfondie. Ils témoignent non seulement de l’ampleur
du phénomène de la cybercriminalité dans notre Maliba, mais aussi des défis considérables auxquels est confrontée cette jeune institution judiciaire.
En effet, malgré l’importance de sa mission, la juridiction souffre d’un manque criard de ressources humaines, matérielles et technologiques.
Or, la lutte contre la cybercriminalité exige des outils modernes, des équipements performants et des
compétences pointues. Le traitement des infractions liées aux nouvelles technologies implique la maîtrise
des environnements complexes, souvent truffés de pièges techniques et juridiques. Dans ces conditions, l’accélération du traitement des dossiers de meure un véritable défi.
Au-delà des contraintes institutionnelles, ce volume élevé de dossiers met également en lumière certaines
dérives sociales. Au lieu d’être utilisés comme des espaces d’échanges constructifs, de partage de connaissances et d’expérience, les réseaux sociaux sont de plus en plus détournés à des fins de règlements de comptes personnels. Y prolifèrent les injures, harcèlements et manipulations.
Ce phénomène soulève des questions profondes sur l’évolution des comportements sociaux. Il révèle une montée des tensions, une difficulté croissante à cultiver le vivre-ensemble, ainsi qu’un déficit de tolérance et de respect mutuel.
C’est dans ce contexte que la création de cette juridiction spécialisée apparaît comme une initiative salutaire. Elle constitue un instrument essentiel de régulation et de protection des citoyens dans l’univers numérique. Toutefois, malgré les avancées enregistrées, de nombreux aspects restent à améliorer.
La lutte contre la cybercriminalité ne saurait être efficace sans une approche globale, combinant répression, prévention et éducation. Plus que jamais, il devient impératif d’encourager un usage responsable des technologies numériques, afin de faire des réseaux sociaux un espace de liberté, de détente, de respect et de cohésion sociale.
Par Drissa Togola
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