Le Mali et l’Organisation internationale du Travail (OIT) ont intensifié leur dialogue stratégique autour des enjeux de justice sociale, de travail décent et d’emploi des jeunes, à l’occasion d’une rencontre de haut niveau tenue le 7 avril à Bamako.
Reçu par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, le directeur général de l’OIT, Gilbert F. Houngbo, a placé sa visite sous le signe du renforcement du partenariat en faveur d’une croissance inclusive et durable.
Au cœur des échanges : l’appui à des projets structurants visant à stimuler l’emploi local, notamment à travers des programmes d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre. Ces dispositifs, privilégiant l’utilisation de ressources et de compétences locales, permettent de conjuguer développement économique et création d’emplois.
Les deux parties ont également insisté sur l’investissement dans la jeunesse, en renforçant les capacités professionnelles et l’accès à des opportunités d’insertion durable. Une priorité dans un pays où, selon les données d’ILOSTAT, l’emploi informel représentait 94,4 % de l’activité en 2023, illustrant l’ampleur des défis liés à la formalisation du marché du travail.
Dans cette dynamique, trois axes majeurs structurent la coopération : la promotion de l’emploi des jeunes, l’extension de la protection sociale et le renforcement du dialogue social. Autant de leviers jugés essentiels pour améliorer les conditions de travail et soutenir la résilience économique.
Les discussions ont par ailleurs intégré une dimension régionale, avec la prise en compte des dynamiques de coopération en cours dans l’espace sahélien. Le chef de la diplomatie malienne a plaidé pour une approche coordonnée, capable d’articuler les initiatives nationales et les cadres multilatéraux.
Déjà déployés dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, les programmes soutenus par l’OIT apparaissent comme un outil stratégique pour générer des emplois, transférer des compétences et améliorer les conditions de vie des populations.
À travers ce partenariat renforcé, Bamako et l’OIT entendent ainsi poser les bases d’un modèle de développement plus inclusif, centré sur l’humain et orienté vers des opportunités économiques durables