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Focus : 46 ans après…
Publié le lundi 13 avril 2026  |  L’aube
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Le 10 avril 2026 restera gravé dans les annales de la diplomatie africaine comme le jour où le Mali a choisi de rompre définitivement avec les illusions du passé pour embrasser les réalités tangibles de l'avenir.

En actant le retrait de sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique, une entité dépourvue de toute assise territoriale souveraine, Bamako met fin à quarante-six années d'une ambiguïté qui n'avait plus de sens. Cette décision historique, annoncée lors de la rencontre entre Abdoulaye Diop et Nasser Bourita, n'est pas un simple ajustement protocolaire, mais un acte de souveraineté absolue qui replace le Mali au cœur d'une stratégie régionale cohérente. Sous l’impulsion du Général d’Armée Assimi Goïta, le pays a fait de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale sa boussole fondamentale. Il était devenu intellectuellement et politiquement impossible pour une nation qui combat chaque jour les velléités séparatistes sur son propre sol de continuer à cautionner, par inertie diplomatique, un projet sécessionniste qui menace la stabilité d'un pays frère. Ce rapprochement avec le Royaume du Maroc est le fruit d'une analyse froide et rationnelle des intérêts supérieurs de la nation malienne. En reconnaissant que le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine constitue l'unique base sérieuse et crédible pour résoudre le différend régional sur le Sahara, le Mali se range du côté de la légalité internationale et du réalisme géopolitique. Cette clarté diplomatique vient clore une période d'incertitude qui profitait surtout à ceux qui, depuis Alger, tentent de maintenir le Sahel et le Maghreb dans une spirale de tensions permanentes. L'Algérie, qui a fait du soutien au Polisario le pivot de sa politique étrangère, voit aujourd'hui son influence s'effriter devant la montée en puissance d'un nouvel axe souverainiste. Si cette décision provoque l'ire de nos voisins du Nord, elle est avant tout un message adressé au monde : le Mali est désormais seul maître de sa boussole. La vigilance est certes de mise face aux éventuelles tentatives de déstabilisation ou aux chantages sécuritaires, mais la liberté et la cohérence sont à ce prix. Ce nouveau paradigme ouvre des perspectives vertigineuses pour le Mali, notamment à travers l'Initiative Atlantique lancée par le Roi Mohammed VI, qui promet de transformer les pays de l’Alliance des États du Sahel en acteurs économiques de premier plan. Qu'il s'agisse de sécurité, de formation académique ou de développement agricole avec le géant OCP, les retombées de ce partenariat stratégique touchent déjà au quotidien des populations. Le Mali ne change pas seulement de position, il change de dimension en s'associant à un Royaume bâtisseur plutôt qu'en restant l'otage de dogmes idéologiques hérités d'un autre siècle. Entre la stagnation proposée par les parrains du séparatisme et la prospérité promise par une alliance de souveraineté, le choix du Mali est celui de la vie et du progrès. Ce rapprochement, quarante-six ans après le premier faux pas, est l'acte fondateur d'une Afrique décomplexée qui ose enfin dire que l'unité d'un État est plus sacrée que les rêves de fragmentation.


C H Sylla

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