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Diplomatie malienne : Un Chef d’Orchestre nommé Assimi Goïta
Publié le lundi 20 avril 2026  |  L’aube
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© aBamako.com par DR
Transition : le Général de corps d`armée Assimi Goïta, président de la République, réaménage le gouvernement et nomme trois nouveaux ministres d’État
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Entre octobre 2025 et avril 2026, le Palais de Koulouba s’est imposé comme un véritable carrefour diplomatique. Les délégations étrangères se sont succédé à un rythme soutenu, confirmant que le Mali, loin de l'isolement, est devenu un partenaire courtisé qui dicte ses propres termes. À la baguette, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, orchestre une diplomatie de souveraineté sans complexe, redéfinissant les équilibres sahéliens par une posture de fermeté et d'ouverture choisie.

Depuis octobre 2025, l'ancrage régional et le renouveau du corps diplomatique sont en marche au Mali. Dans ce mois d'octobre, la diplomatie malienne a marqué le point de départ d'une offensive bilatérale et multilatérale de grande envergure envers tous pays désireux de collaborer avec le Mali dans le respect de ses principes cardinaux.

Dès le 7 octobre 2025, le Chef de l'État recevait les présidents des organes législatifs de l’Alliance des États du Sahel (AES), sous l'égide du Général de Corps d’Armée Malick Diaw. Cette rencontre a jeté les bases d'une architecture parlementaire commune entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, scellant l'unité d'action du bloc sahélien. Charité bien ordonnée commence chez soi même. Quelques jours plus tard, le 23 octobre 2025, une cérémonie solennelle de présentation de lettres de créance venait confirmer le rayonnement intact de Bamako. Sept nouveaux ambassadeurs résidents prenaient alors officiellement leurs fonctions : Angus Philip McKee pour le Royaume-Uni, Nandakumar Nagendran représentant l’Inde, Fatoumata Binetou Rassoul Correa pour le Sénégal, ainsi que les représentants de la Belgique (Michel André Arnaud Dusaucy), de l’Allemagne (Corina Fricke), de la Guinée (Ansoumane Camara) et du Soudan (Khalid Abdelgadir Shukri Jadelhag).

Le pivot vers les puissances émergentes

La fin d'année 2025 a été le théâtre d'une diversification assumée des alliances stratégiques. En novembre, Koulouba recevait une délégation russe de haut niveau conduite par le Vice-ministre de la Défense, Lounous-bek Evkourov, accompagné du Général Averyanov, pour consolider les acquis sécuritaires, selon l'accord pré initial du Kremlin intervenu entre les Présidents Vladimir Poutine et Assimi Goïta. Cette dynamique s'est étendue aux puissances régionales émergentes avec la réception d'émissaires des Émirats Arabes Unis et de Turquie, venus explorer des projets structurants dans les domaines des mines et de l'énergie. Cette période a illustré la fin du monopole diplomatique traditionnel, Bamako diversifiant ses appuis pour garantir son autonomie stratégique.

Le cap de la souveraineté réaffirmé

L'année 2026 s'est ouverte sous le signe d'un multilatéralisme décomplexé. Dès le 6 janvier 2026, le Général Assimi Goïta accréditait trois diplomates aux profils hautement symboliques de l'échiquier mondial : Li Xiang pour la République Populaire de Chine, Mahmoud Khani Jooyabad pour la République Islamique d’Iran, et Erik de Feijter pour le Royaume des Pays-Bas. Lors de la présentation des vœux au corps diplomatique, le Président malien a rappelé avec force les principes cardinaux de sa politique étrangère : le respect de la souveraineté, la liberté de choix des partenaires et la défense des intérêts du peuple malien, posant ainsi une ligne rouge infranchissable contre toute tentative d'ingérence.

Le mois de mars a été marqué par une intense activité de renforcement des axes de coopération sud-sud et de normalisation avec des partenaires occidentaux sur de nouvelles bases. Le 12 mars 2026, le ministre Abdoulaye Diop a intensifié les échanges avec le Ghana et Cuba, tandis qu'un signal diplomatique majeur était perçu avec les États-Unis suite à la levée de certaines sanctions visant des hauts gradés maliens. Parallèlement, le 25 mars 2026, Bamako accueillait l'émissaire spécial autrichien Herbert Scheibner pour une visite de travail, témoignant de l'intérêt persistant des capitales européennes pour le "pôle Mali". Cette période a également été marquée par la diplomatie parlementaire et la solidarité régionale au sein de l'AES, préparant les grands virages diplomatiques du trimestre suivant.

Avril 2026 : Le tournant historique marocain…

Le mois d'avril 2026 restera comme celui d'une rupture géopolitique fondamentale. Le vendredi 10 avril 2026, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a été reçu à Koulouba pour une visite historique. À cette occasion, le Mali a officiellement annoncé le retrait de sa reconnaissance de la "RASD", actant un rapprochement stratégique sans précédent avec le Royaume chérifien. Cette décision s'est accompagnée d'annonces fortes pour les citoyens : la suppression des visas pour les Maliens et l'octroi d'un contingent exceptionnel de bourses universitaires par le Maroc. Quelques jours plus tard, le 16 avril 2026, le ballet diplomatique s'est achevé par l'accréditation de quatre nouveaux ambassadeurs : Christophe Muzungu (RDC), Hadrammeh M. Sidibeh (Gambie), Zainal Izran Zahari (Malaisie) et Luc Jean Saint-Vito Aka Evy (Congo), scellant définitivement le retour triomphal du Mali au centre du jeu international.

En l'espace de six mois, la posture du Mali a forcé le respect à travers le monde. En refusant les "opérations de charme" pour privilégier des partenariats d’égal à égal, le Général Assimi Goïta a transformé Bamako en un centre de gravité sahélien incontournable. Que ce soit par le rapprochement avec le Maroc pour le désenclavement, la coopération militaire avec la Russie, ou le dialogue maintenu avec les puissances asiatiques et européennes, le Mali choisit désormais ses amis à l'aune de ses intérêts vitaux. Le Palais de Koulouba est devenu le laboratoire d'une diplomatie de combat, où la souveraineté n'est plus un slogan, mais une réalité diplomatique vécue.


MKL

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