Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher a lancé la semaine dernière, les concertations nationales relatives à la nouvelle Politique Nationale de Migration (Ponam), et à son plan d’action. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher.
Devant les experts nationaux et internationaux réunis pour la cause, le ministre Mossa ag Attaher a fait savoir que ces concertations revêtent une dimension historique, qu’elles constituent une étape décisive pour définir, de concert avec l'ensemble des acteurs impliqués, l'architecture d'un document stratégique de premier plan, indubitablement adossé à la Vision 2063.
Il a convié les experts à remédier à travers ces concertations, aux insuffisances identifiées de la Ponam qui date de 2014 afin de : « Bâtir une politique actualisée, empreinte d'une plus grande cohérence, d'une meilleure lisibilité et d'une efficacité accrue, tout en gardant à l'esprit que la migration doit être appréhendée comme une ressource hautement stratégique ».
Pour réussir ces travaux, le cadre de concertation a mis en place plusieurs groupes de travail avec des thématiques : Promotion de liens entre migration et développement, promotion et protection des droits des Migrants, gestion humaniste et intégrée du flux migratoire, lutte contre la traite et les trafic de Migrants, entre autres
Partis pour deux jours, les travaux ont été prorogés à trois jours afin de mener à bien les concertations qui pour Aboubacrine Aguissa, directeur du Centre d’information et de gestion de l’immigration et responsable desdites concertations : C'est prendre l'avis de tout le monde, pour qu'à la fin, nous puissions ensemble davantage relever l’ensemble des limites, mais également nous doter d'une nouvelle politique beaucoup plus adaptée aux réalités de l'heure.
Après ces concertations, les étapes suivantes, c'est le processus d'adoption du document par les autorités. D'abord, il faut saisir le Premier ministre avec le rapport d'évaluation pour que ce dernier autorise, sur la base des limites qu'on va lui présenter, et également des propositions qu'on va lui faire pour la nouvelle politique, autoriser la poursuite pour l'approbation de cette nouvelle politique.
Si cela est acquis, le secrétariat du gouvernement sera saisi pour organiser une réunion interministérielle afin que l'ensemble des acteurs gouvernementaux concernés puissent se prononcer également sur le document et enfin le faire approuver par le conseil des ministres pour être une politique nationale de migration. C’est à dire, un référentiel.