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Attaques terroristes coordonnées du weekend dernier : Mise en œuvre du complot international pour la balkanisation du Mali
Publié le vendredi 1 mai 2026  |  Aujourd`hui
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© aBamako.com par mouhamar
Visite de la mission de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) à Kidal
Kidal, le 08 Août 2014. La délégation de la mission de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) conduite par son Excellence monsieur Pierre Buyoya, Haut Représentant de l`Union Africaine s`est rendue ce vendredi à Kidal, pour s`enquérir de conditions de vie des populations.
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Peu avant la fin de l'année 2025, le Général Abdourahamane Tiani, Président du Niger, a fait un déplacement express sur Bamako pour tenir informer le Général Assimi Goïta du contenu d'une réunion secrète qui se serait tenue dans un pays du Sahel visant à déstabiliser le Mali pour ensuite le morceler en quatre entités distinctes. Cette dénonciation du Président du Niger a-t-elle retardé l'assaut sur Bamako qui se préparait pour le mois de décembre dernier ?


Le Président du Niger n'y est pas allé avec le dos de la cuillère en dénonçant ce plan de morcellement du Mali en quatre entités distinctes : l'Émirat de l'Azawad, l'Émirat de Macina, l'Émirat de Tombouctou et l'Émirat du Serma-Gourma. C'est la principale décision issue d'une réunion secrète tenue "dans un pays du Sahel " a-t-il simplement dit. Mais il s'avère que le pays en question, c'est la Mauritanie.

Faudrait-il ranger les dernières attaques au Mali dans ce chapitre ? Pourquoi pas ! Au vu de l'ampleur des attaques et les localités choisies, il n'est pas hasardeux d'affirmer qu'il s'agit bien de la mise en place de ce plan ourdi par une coalition internationale hostile aux pays de l'AES.

Cette manœuvre de déstabilisation-balkanisation ne vise pas seulement le Mali. Selon le plan prévu, elle devrait s'étendre au Burkina Faso et au Niger qui seraient placés " sous l'autorité d'un des émirs " issus de cette recomposition de l'espace AES. Heureusement que la perspicacité des services secrets nigériens a payé puisque le contenu de cette réunion secrète est parvenu au Président du Niger, le Général Abdourahamane Tiani, lequel en a informé personnellement ses pairs de la Confédération des Etats de l'AES.

Ce plan est donc une menace directe contre la stabilité de l'ensemble de la sous-région puisque, une fois parvenus à leurs fins, les terroristes, soutenus par leurs partenaires internationaux, seraient tentés de se lancer dans une politique d'expansion pour étendre leur influence et surtout avoir un débouché maritime. En d'autres termes, ils auront besoin de contrôler un port pour y exercer librement les trafics de toutes sortes auxquelles ils ont l'habitude de se livrer pour avoir des ressources financières nécessaires à l'achat d'armes et à l'entretien de leurs troupes. En plus, leurs parrains auront besoin d'une ouverture sur la mer pour le transfert des ressources minières soutirées à ces émirats souhaités, au nom de la redevabilité.


C'est pour dire que la situation sécuritaire dans le Sahel interpelle tous les pays de l'Afrique de l'ouest et au vu du choix des localités attaquées et de la configuration de la carte d'intérêt des terroristes dans leurs opérations de déstabilisation du Mali, on ne peut pas ignorer ces révélations du chef de l'Etat nigérien qui avait dénoncé que, selon l'échéancier des initiateurs de ce projet, il fallait faire tomber le Mali avant la fin du mois de décembre 2025, mois au cours duquel les autorités de Bamako, ainsi alertées, ont tout fait pour desserrer l'étau des terroristes qui aveint quasiment encerclé et isolé la capitale malienne, notamment en usant de frappes aériennes par des drones et en multipliant les actions militaires dissuasives.

Rappelons que, de son côté, le Président Tiani rassurait ses pairs de l'AES qu'en ce qui concerne le Niger, ce plan ne va jamais aboutir puisque les forces nationales et alliées restent mobilisées pour contrer toute tentative de déstabilisation. Il a demandé à ses homologues du Burkina Faso et du Mali de redoubler de vigilance et surtout de tenir mobilisées les troupes en cas de besoin, en tenant compte de cette grave menace.

En tant que chef suprême des armées du Niger, disons un chef de guerre, s'adressant aux forces de défense et de sécurité sous son commandement, Abdourahamane Tiani les appelaient à se préparer à un combat "grand" et "long", qu'il considère comme déterminant pour la "survie nationale".


Amadou Bamba NIANG
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