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Koman Coulibaly : Le choix du mérite pour l’arbitrage malien
Publié le vendredi 1 mai 2026  |  Aujourd`hui
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Ancien arbitre international respecté, Koman Coulibaly prend la tête de la Commission centrale des arbitres de la Fédération malienne de football (Fémafoot) dans un contexte exigeant. Une nomination qui s'appuie sur l'expérience et la crédibilité.


Le 16 avril 2026 a consacré la nomination d'un nouveau bureau pour la conduite des destinées du football pour les quatre prochaines années. La particularité de ce bureau réside dans le fait qu'il est composé, en majorité, d'hommes qui ont servi le football en tant qu'acteurs principaux. Parmi ceux-ci : Fagnery Diarra, Bassala Touré, Dramane Coulibaly dit Scifo, Koman Coulibaly et notre confrère Alassane Souleymane de l'ORTM et de l'Amap.

Dans ce lot, nous avons choisi deux personnes en tenant compte de la spécificité de leur poste. Aujourd'hui, nous parlons de l'ancien arbitre international Koman Coulibaly. Il est le nouveau président de la Commission centrale des arbitres. Focus sur le parcours de l'homme et les atouts qui lui serviront de boussole pour relever le défi au sein de l'arbitrage, englouti ces derniers temps dans une spirale de critiques aux niveaux national et international.

Koman Coulibaly a brillé au sommet de l'arbitrage africain, faisant la fierté de tout le peuple malien durant de nombreuses années. Aujourd'hui, la tâche lui revient de conduire la Commission arbitrale du nouveau Comex de la Fémafoot.

Un parcours d'excellence au service du sifflet

C'est désormais officiel : Koman Coulibaly prend les rênes de la Commission centrale des arbitres du comité exécutif de la Fédération malienne de football. En voilà bien une nomination qui marque un tournant important pour l'arbitrage national, tant elle s'inscrit dans une logique de continuité, de compétence et de mérite.


Ancien arbitre international de grande envergure, Koman Coulibaly a longtemps imposé le respect sur les terrains par des qualités rares. Son sang-froid, presque légendaire, son sens aigu de l'imperturbabilité dans les moments de tension ainsi que son sérieux irréprochable ont fait de lui une référence. A cela s'ajoute une discrétion exemplaire en dehors des pelouses, faisant de lui un homme aussi respecté dans la lumière que dans l'ombre.

Il aura sans doute été, durant de longues années, l'un des meilleurs arbitres maliens, aux côtés de noms comme Drissa Traoré, Sidi Békaye, Moussa Kanouté, Douga Dembélé…

Pendant qu'il brillait sur des pelouses internationales, avec des prestations réussies lors des grands rendez-vous africains et mondiaux, l'homme assumait également avec brio ses fonctions professionnelles dans l'administration des finances du pays.

A l'heure de la retraite sportive, loin de se détourner de sa passion, Koman Coulibaly a fait le choix de l'engagement, mais aussi de la continuité du service.

Soucieux de l'héritage qu'il laisse derrière lui, il s'est investi avec constance dans la promotion et l'amélioration de l'arbitrage, à travers son accompagnement du Comité de normalisation (Conor), sous la direction de Mme Fatoumata Guindo. Par son implication dans la formation des jeunes arbitres et ses interventions éclairées sur des décisions arbitrales controversées, il a continué à servir le football avec dévouement et pédagogie.

De l'expérience du terrain aux exigences de la gouvernance


Sa nomination à la tête de la Commission centrale des arbitres apparaît donc aujourd'hui comme une reconnaissance naturelle.

C'est à la fois la récompense d'un parcours exemplaire, l'hommage d'une institution à l'un de ses fils les plus méritants, mais aussi un signal fort envoyé à toute une génération.

Sa parfaite connaissance du métier d'arbitre, enrichie par des années d'expérience sur les terrains, constitue une base solide. A cela s'ajoute une vision globale acquise au contact de différentes commissions d'arbitrage, tant durant sa carrière active qu'après celle-ci. Cette double lecture, pratique et institutionnelle, lui confère une capacité rare à comprendre les enjeux et à proposer des solutions adaptées.

Mais au-delà de son parcours, d'autres facteurs plaident en sa faveur : son leadership naturel, sa capacité à fédérer, son sens de la pédagogie, ainsi que son engagement pour la transparence et l'éthique dans l'arbitrage.

Dans un contexte où la crédibilité des décisions arbitrales est souvent mise à rude épreuve, son profil apparaît comme un gage de confiance et de stabilité.

Tout porte à croire que sa réussite à ce poste est non seulement possible, mais déjà en marche. Car Koman Coulibaly incarne cette passerelle précieuse entre l'expérience du terrain et les exigences de la gouvernance.


En somme, plus qu'une nomination, c'est une évidence : Koman Coulibaly est l'homme qu'il faut, à la place qu'il faut.


O. Roger Sissoko
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