L’onde de choc provoquée par la simultanéité des assauts du 25 avril 2026 contre des sites aussi névralgiques ...
L’onde de choc provoquée par la simultanéité des assauts du 25 avril 2026 contre des sites aussi névralgiques que la ville garnison de Kati, la zone aéroportuaire de Bamako, les localités de Sévaré et de Kidal impose aujourd'hui au Chef suprême des Armées une mue radicale. Pour le Général d’armée Assimi Goïta, le temps de la simple riposte est révolu ; il doit désormais s'ouvrir celui de l'action chirurgicale au sein même de l'appareil sécuritaire national. La tragédie de Kati, qui a coûté la vie à de valeureux fils de la nation, ne peut être rangée au rayon des fatalités sans que les responsabilités ne soient situées avec une froide détermination. La nation malienne exige une rupture nette avec toute forme de laxisme et attend du Président de la transition qu'il agisse pour châtier sans faiblesse les agents et responsables dont la négligence a permis de telles infiltrations au cœur du dispositif régalien. Il est impératif de situer les responsabilités et de relever éventuellement les cadres des renseignements et de la sécurité ayant failli dans la protection de la ville garnison. Ce n’est pas tout, et il urge d'instaurer une culture de la reddition de comptes où le mérite est récompensé et la faute lourdement sanctionnée. Kati et Bamako (hôtel Radison, école de la gendarmerie, aéroport de Sénou), l’on se rappelle ne sont pas à leurs premières attaques. Cependant, on a une forte impression qu’aucun enseignement n’a été tiré des précédentes attaques…
L'architecture de défense de Bamako et de ses environs doit impérativement basculer d'une posture de réaction à une stratégie d'anticipation permanente. Le verrouillage des entrées et sorties de la capitale doit devenir une réalité concrète, opérée de jour comme de nuit par des agents intègres, loin des pratiques de racket des usagers qui nuisent à l'efficacité des contrôles. À la guerre comme à la guerre, la traque des chefs terroristes doit passer par une mise à prix de leurs têtes, transformant l'initiative de la peur. Parallèlement, la mise en place de Comités d’Éveil Patriotique, associant jeunes volontaires et chasseurs traditionnels Donzo, permettrait de créer un maillage territorial sans précédent. Équipés de moyens de communication modernes, ces comités serviraient de sentinelles pour prévenir les mouvements suspects sur les routes et pistes secondaires. En obligeant chaque responsable à rendre son tablier en cas d'incapacité, Assimi Goïta transformerait cette épreuve en un levier de souveraineté durable, prouvant que la protection du Mali est un engagement sacré qui ne souffre plus d’aucune médiocrité.