Dans un climat national marqué par une exigence de vérité et de justice, le Procureur de la République près le Tribunal Militaire de Bamako a brisé le silence le 1er mai 2026.
Par une communication officielle d'une gravité exceptionnelle, le ministère public informe l'opinion nationale et internationale de l'ouverture d'une enquête judiciaire approfondie faisant suite aux agressions terroristes coordonnées du 25 avril dernier. Le récit des investigations menées à ce stade révèle une réalité brutale.
Ces attaques, qui ont visé des positions stratégiques des Forces Armées et de Sécurité à Bamako et Kati, ainsi que le domicile du regretté Ministre de la Défense, font désormais l'objet d'investigations techniques visant à mettre en lumière les mécanismes de cette tentative de déstabilisation de l'État.
Le récit des investigations menées à ce stade révèle une réalité brutale : l'existence d'un faisceau d'éléments solides attestant de complicités internes alarmantes. Le Parquet militaire pointe directement la participation de certains militaires, de soldats radiés ou en instance de radiation, dans les phases cruciales de planification, de coordination et d'exécution des assauts. Plus grave encore, le communiqué souligne l'implication notoire de personnalités du monde politique, citant nommément le Docteur Oumar Mariko comme présumé complice de ces actes visant à décapiter les institutions de la République.
L'enquête confirme également le rôle actif d'Alassane Diallo, dit Abedi, un militaire radié ayant trouvé la mort lors des affrontements à Kati. Parallèlement, la justice militaire a identifié plusieurs présumés coauteurs et complices issus des rangs ou de la réserve. Le Procureur précise que les premières interpellations ont été menées avec succès, tandis que le dispositif de sécurité reste en alerte maximale pour retrouver les autres protagonistes de cette vaste entreprise criminelle.
En saluant le professionnalisme des unités d'enquête et des services de sécurité, le Substitut Abdoulaye Nantoumé, agissant pour le Procureur, rassure les citoyens sur la conduite de ces procédures dans le strict respect de la réglementation en vigueur. Dans cette période de tension où la cohésion nationale est mise à rude épreuve par des trahisons internes, le Tribunal Militaire s'engage à porter régulièrement à la connaissance de l'opinion les évolutions de ce dossier de sûreté nationale. Le message est clair : la justice malienne est à l'œuvre pour purger l'appareil d'État des éléments séditieux et garantir que la lumière soit faite sur chaque zone d'ombre de cette tragédie.
Pour rappel, au-delà de la personne du Docteur Oumar Mariko, les militaires en cause sont nommément cités. Il s'agit des présumés coauteurs et complices suivants : Sergent Diakaridia Sodio, militaire en activité ; Adjudant Moussa Diané, Militaire en activité, récemment libéré de prison pour des faits de braquage lors des événements du 18 Août 2020 ; Adjudant-Chef Mamadou Kéïta, militaire en activité, complice d’Alassane Diallo dit Abedi ; Soïba Diarra, militaire à la retraite, l’homme d’Oumar Mariko et acteur du coup d’État de 2012.
Après les premières interpellations, tous les autres auteurs, coauteurs et complices sont activement recherchés.