Les récentes semaines n’ont pas été de tout repos pour les Forces armées maliennes et leurs alliés Russe, AES. Pour cause, le 25 avril 2026, une coalition de groupes terroristes a attaqué plusieurs positions des FAMa. De la ville garnison de Kati à Kidal en passant par Sevaré et Gao, ces attaques surprises menées par plus de 12 000 combattants terroristes, ont certes causé des pertes dans les rangs de l’Etat malien, mais elles en ont fait plus du côté des formations terroristes qui ont perdu plus de 2 500 combattants ; 102 véhicules, 2 véhicules kamikazes, 152 motos et 7 mortiers ont été saisis ou détruits.
Le jour des attaques coordonnées et le lendemain contre des villes du Mali par des terroristes, la hiérarchie militaire à travers le chef d’Etat-major général des armées et le ministre porte-parole du Gouvernement ont donné des informations détaillées. Celle la plus glaciale et difficile à supporter portait sur la disparition brutale du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Général de corps d’armée, Sadio Camara, une partie de sa famille et des fidèles musulmans à la suite d’explosifs qui ont ravagé le domicile du ministre et une mosquée. Le revers des évènements, c’est le bilan mortel lourd infligé aux groupes terroristes sur les différents fronts. Les autorités militaires et administratives du Mali parlaient de plus de 200 combattants terroristes tués. Ce nombre a progressivement évolué avec les exploits engrangés par les FAMa et leur allié Russe, sur le terrain. C’est du moins, l’information qui provient du Ministère de la Défense de la Russie. Les détails.
« Le 25 avril 2026, vers 5 h 30 du matin, en République du Mali, des formations armées illégales des groupements Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin et du Front de libération de l’Azawad, agissant sous un commandement et une coordination unifiés, ont tenté un coup d’État armé.
Quatre grandes agglomérations ont été attaquées simultanément : la capitale de la République du Mali, Bamako, ainsi que les villes de Sévaré, Gao et Kidal.
Les effectifs des groupements de combattants s’élevaient à environ 12 000 personnes, leur préparation avait été assurée avec la participation d’instructeurs mercenaires ukrainiens et européens, qui ont notamment utilisé des systèmes antiaériens de fabrication occidentale de type Stinger et Mistral. », peut-on lire dans le message diffusé. Le Ministère russe donne par la suite des détails sur les opérations des groupes terroristes à commencer par la capitale malienne.
« Dans la capitale du pays, Bamako, des tentatives ont été entreprises pour s’emparer de sites clés, en premier lieu le palais présidentiel. Le Ministre de la Défense a été tué par l’explosion d’un véhicule kamikaze devant sa résidence.
Au cours de combats acharnés contre des forces ennemies supérieures en nombre, les unités de l’Africa Corps ont infligé à l’adversaire des pertes irréparables en effectifs et en matériel, le contraignant à renoncer à ses plans, et ont empêché le coup d’État, préservant le pouvoir du gouvernement légitime et évitant des pertes massives parmi la population civile. » Le communiqué poursuit :
« Quatre frappes aériennes ont été effectuées par des drones Inokhodets contre les réserves en approche et les concentrations de forces vives de l’ennemi. Ces frappes ont permis d’éliminer jusqu’à 60 combattants, 4 pick-up et 5 motos.
Les équipages d’hélicoptères Mi-8 et Mi-24 ont effectué 21 sorties de combat sous le feu ennemi, frappant les concentrations de forces vives et de matériel de l’adversaire. Plus de 175 combattants ont été éliminés, ainsi que 23 véhicules, un véhicule kamikaze et 33 motos.
Les équipages d’avions Su-24 ont effectué 6 sorties de combat, délivrant 8 frappes contre les concentrations de forces vives et de matériel de l’ennemi. Plus de 70 combattants ont été éliminés, ainsi que 2 blindés et 25 véhicules.
Les spécialistes médicaux de l’Africa Corps prodiguent des soins aux blessés et aux civils touchés, réalisant notamment des interventions chirurgicales complexes. », avant de donner un bilan global et précis et global sur le nombre de combattants tués et des logistiques détruites ou saisies.
« Lors de la riposte à l’attaque terroriste, les militaires de l’Africa Corps ont utilisé tous les types d’armement : chars, VCI et VTT, systèmes d’artillerie et de mortiers, lance-roquettes multiples. Les soldats, les adjudants et les officiers ont dû engager à plusieurs reprises des combats rapprochés.
Au cours des opérations de combat, les pertes de l’ennemi se sont élevées à :
Plus de 2 500 combattants ; 102 véhicules ; 2 véhicules kamikazes ; 152 motos ; 7 mortiers. » Le ministère russe conclut par ces informations :
« Pendant la période des combats actifs :
Le détachement de l’Africa Corps stationné à Kidal a combattu pendant plus de 24 heures en encerclement complet face à un groupement de formations armées illégales numériquement très supérieur, et a repoussé 4 attaques massives contre le point d’appui principal et les postes de défense extérieurs. À l’heure actuelle, sur décision des dirigeants de la République du Mali, les militaires des forces armées maliennes et de l’Africa Corps ont quitté le point d’appui de la ville de Kidal.
Parallèlement, l’ennemi n’a pas renoncé à ses intentions agressives et procède à un regroupement. La situation en République du Mali demeure tendue. Les unités de l’Africa Corps des forces armées russes poursuivent l’exécution de leurs missions et se tiennent prêtes à repousser les attaques des combattants, menant une reconnaissance active et détruisant les camps de formations armées illégales et les cibles identifiées. »
A noter que ces informations fournies par le partenaire stratégique du Mali, la Russie, évolue avec l’offensive quotidienne des FAMa, l’Africa Corps et la force conjointe de l’AES sur le terrain. Cette dynamique a permis de tuer plusieurs chefs terroristes, d’en savoir davantage sur l’identité de ceux qui tirent les ficelles et de détruire presque tout l’arsenal engagé par les forces ennemies sur le théâtre des opérations.