Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a tenu ce jeudi 7 mai 2026 une rencontre d’information avec le corps diplomatique accrédité au Mali afin d’échanger sur la situation sécuritaire et les récentes attaques terroristes ayant frappé le pays.
Au cours de son intervention, le chef de la diplomatie malienne a affirmé que l’alliance entre les groupes terroristes et certains groupes armés opérant dans le nord du Mali « ne fait plus l’objet d’aucun doute ».
Selon lui, cette coalition bénéficie de soutiens internes et externes fournissant renseignements, moyens logistiques et appuis opérationnels.
Abdoulaye Diop a notamment cité l’Ukraine , accusée d’avoir publiquement revendiqué un appui logistique à des groupes terroristes opérant dans le Sahel. Pour le ministre, il s’agit désormais d’« une guerre hybride menée par procuration » contre le Mali et les autres pays de la Confédération des États du Sahel (AES)
Revenant sur l’attaque du 25 avril contre une mosquée, le ministre a estimé que le terrorisme au Sahel est avant tout « politique » et non idéologique ou confessionnel. Il a également dénoncé une « guerre informationnelle » mêlant désinformation, manipulation médiatique et apologie du terrorisme
Dans une déclaration particulièrement ferme, Abdoulaye Diop a affirmé que « ceux qui qualifient aujourd’hui les autorités de la Transition de junte sont devenus des alliés, des porte-voix et des relais médiatiques des groupes terroristes ».
Le ministre a aussi dénoncé certains médias internationaux qu’il accuse d’offrir des tribunes aux groupes terroristes sans condamnation claire.