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Crise politico-sécuritaire : le Mali se lasse-t-il de la médiation algérienne?
Publié le mercredi 13 mai 2026  |  Le temoin
Tebboune
© Autre presse par DR
Tebboune
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Une semaine après les attaques terroristes du 25 avril 2026, revendiquées par la coalition FLA/JNIM, qui ont visé plusieurs localités et coûté la vie au ministre de la Défense, le Général Sadio Camara, l’Algérie s’est dite disposée à aider le Mali. En dépit des soupçons de Bamako quant à son rôle, notamment depuis le repositionnement du Mali sur la question du Sahara occidental, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, tout en affirmant rejeter toute ingérence dans les affaires maliennes, à réitéré la volonté de son pays de jouer un rôle de médiateur dans la résolution de la crise sécuritaire et politique. Le président Tebboune a nié toute implication de l’Algérie dans la crise malienne, rejetant les accusations selon lesquelles Alger soutiendrait des opposants au régime ou des groupes armés terroristes tels que le JNIM d’lyad Ag Ghali, ainsi que les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad.

 L’Algérie ne s’est jamais immiscée et ne s’immiscera jamais dans les affaires intérieures du Mali ou d’un autre pays», a-t-il déclaré, déplorant que certains acteurs ayant failli au niveau national cherchent à désigner un coupable.

 Cependant, cette nouvelle maintendue ne semble pas convaincre Bamako. Le Mali se lasse-t-il finalement de la médiation algérienne? L’histoire récente permet d’en douter. Depuis les indépendances, l’Algérie s’est régulièrement impliquée dans les crises du Nord-Mali.

-1991: Accord de Taman rasset, signé pour mettre fin à la rébellion touarègue de 1990-1991. Quinze ans plus tard, en 2006, l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement (ADC), dirigée par Iyad Ag Ghaly, remet en cause cet accord.

2006: Nouvel accord d’Alger, démilitarisation de villes comme Kidal et Ménaka contre tion d’armes. L’accalmie sera de courte durée, le conflit reprenant dès 2007 sous l’impulsion d’Ibrahim Ag Bahanga. --2011-2012: Retour des hostilités, avec l’émergence du MNLA, soutenu par des groupes salafistes tels que le MUJAO, menant à la proclamation unilatérale de l’indépendance de l’Azawad le 6 mai 2012.

-2015: Accord pour la paix et la réconciliation, encore une fois parrainé par l’Algérie. L’histoire montre donc que, malgré les médiations successives, , aucune solution durable n’a émergé. D’où la question :le Mali cherche-t-il désormais d’autres leviers que la médiation algérienne pour sortir définitivement de la crise ?
Amidou Keita
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