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Sécurité : Abdoulaye Diop ferme
Publié le jeudi 14 mai 2026  |  L’Essor
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© Autre presse par DR
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop
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Lors de sa rencontre avec le corps diplomatique, le jeudi 7 mai 2026, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a réitéré la détermination du Mali à défendre sa souveraineté et ...

Lors de sa rencontre avec le corps diplomatique, le jeudi 7 mai 2026, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a réitéré la détermination du Mali à défendre sa souveraineté et à maintenir sa trajectoire de stabilité, malgré les attaques du 25 avril. Il a exclu toute négociation avec les groupes armés, une position qui suscite débats et réactions contrastées.


Face aux diplomates réunis à Bamako, Abdoulaye Diop a dénoncé les attaques du 25 avril, qualifiées de tentative de déstabilisation visant les plus hautes autorités de l’État.

« Le gouvernement n’envisage pas de dialoguer avec les groupes terroristes, dénués de foi et de loi, responsables des événements tragiques que nos populations subissent depuis des années », a-t-il martelé. Cette ligne de fermeté s’inscrit dans la continuité de la stratégie sécuritaire adoptée par les autorités de Transition, centrée sur l’action militaire et la coopération régionale au sein de l’AES.

Certains citoyens maliens estiment toutefois que le « tout militaire » mené depuis six ans n’a pas produit les résultats escomptés. Les attaques se poursuivent sur l’ensemble du territoire, nourrissant un sentiment d’impasse. Pour eux, envisager un dialogue ne serait pas une faiblesse mais une alternative pragmatique. Ils citent l’exemple des États Unis, contraints de négocier avec les talibans après vingt ans de guerre en Afghanistan et plus de 2 000 milliards de dollars dépensés.

« La position du gouvernement traduit une volonté de souveraineté et de cohérence stratégique. Mais l’expérience internationale montre que les conflits asymétriques ne se résolvent pas uniquement par la force. Le Mali devra tôt ou tard réfléchir à des mécanismes de sortie de crise qui incluent la négociation, même indirecte», explique Moussa.

« Le refus de dialogue peut renforcer la légitimité de l’État auprès de ses partenaires, mais il risque aussi de prolonger l’instabilité. La clé réside dans une approche hybride, combinant action militaire, développement local et ouverture à des médiations ciblées », estime Aïssata Traoré, étudiante en relations internationales.


« La fermeté du Mali est compréhensible, mais la pression sécuritaire et humanitaire impose de garder des canaux de communication ouverts, ne serait ce que pour protéger les populations civiles », commente un ancien diplomate ouest africain sous couvert d’anonymat.

Ousmane Mahamane

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