Suite au décès du général d'armée Sadio Camara, le désormais ex-chef d'état-major des Armées, le général de division Oumar Diarra a été promu ministre délégué chargé de la Défense
Suite au décès du général d'armée Sadio Camara, le désormais ex-chef d'état-major des Armées, le général de division Oumar Diarra a été promu ministre délégué chargé de la Défense, sous le commandement direct du président de la République, chef suprême des armées, notamment le général d'armée Assimi Goïta, qui a finalement pris en main le ministère de la Défense.
A l'occasion de réaménagements de haute portée stratégique, le général de division Elisée Jean Daou, une des icônes des Forces armées et de défense du Mali (FAMa), a été promu chef d'Etat-major général des Armées.
La nouvelle a été accueillie avec enthousiasme par les Maliens de l'intérieur et ceux de la diaspora, au vu des hautes qualités professionnelles, éthiques et morales du général Daou qui, bien que haut responsable militaire, a eu à prouver aussi ses qualités de fin diplomate lors de ses séjours professionnels à l'étranger, en tant qu'ambassadeur du Mali au Gabon, en Chine, en Corée, au Vietnam et au Laos. Durant ce parcours de diplomate, il a représenté le Mali dans plusieurs pays avec résidence, notamment lorsqu'il était en poste à Beijing et à Libreville.
Ancien élève de l'école fondamentale de Mondoro puis de l'école fondamentale de Boni, toutes deux sises dans le cercle de Douentza (1979-1985), après l'obtention de son certificat d'études primaires (CEP), il a poursuivi son cursus au second cycle de Douentza. Il y a passé avec succès l'examen d'obtention du diplôme d'études fondamentales (DEF). On est en 1988.
Orienté par la suite au lycée public de Sévaré, il y décroche le baccalauréat malien, série sciences biologiques terminale (SBT), en 1991, avant d'être admis au cycle du tronc commun (agro-sylvo-pastoral) de l'Institut polytechnique rural de Katibougou (1991-1993). Puis il intègre l'Institut universitaire de gestion (IUG). Il en ressort avec une maîtrise en sciences et techniques du commerce international. Nouveau chef d'Etat-major général des Armées du Mali, avec une carrière débutée dans la Garde nationale, occupant divers postes de commandement et de direction opérationnelle, notamment en zones de conflit et en missions de maintien de la paix, ce brillant militaire a participé à plusieurs campagnes militaires, notamment Assalam, Djiguitougou, Badenko et Maliba.
Pur produit de la prestigieuse Ecole militaire interarmes (Emia) de Koulikoro, d'où il sort avec le grade de lieutenant en 1996, il intègre ensuite l'Ecole des officiers de la gendarmerie nationale à Melun, en France (1997-1998). Des études couronnées de succès :
- Certificat militaire de langue française n°2 (CMLF-2)
- Certificat de droit pénal appliqué en 1998
- Diplôme du cours supérieur international de gendarmerie
Depuis lors, les formations se suivent et ne se ressemblent pas. On peut citer, entre autres :
o Une formation de haut niveau en Allemagne sur "Forces armées et démocratie"
- Certification d'expert défense, stratégie et commandement (obtenue en France), où il a aussi fréquenté avec succès l'Ecole de guerre
- Diplôme d'Etat-major (Ecole d'Etat-major de Libreville, au Gabon)
- Cours avancé des cadres supérieurs sur la gestion de crise (programme américain de lutte contre le terrorisme, cours suivi à Washington DC)
- Formation des officiers de police judiciaire sur les droits de l'Homme (à Bamako avec les experts de l'AMDH)
- Certificat de gestion de crise ADM (programme américain de lutte contre le terrorisme, USA)
- Technicien en identification criminelle (TIC) de l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), France
Il faut ajouter à cela les diplômes de plusieurs universités et institutions internationales de formation où sont dispensés des cours de très grande importance pour le personnel cadre des armées de plusieurs pays à travers le monde. C'est ainsi qu'en 2017 et 2018, il intègre successivement :
- La Naval Postgraduate School de Monterey, en Californie (USA), où il a obtenu un master en études sécuritaires, option stratégie
- Le Centre pour la coordination civil-militaire de Monterey, en Californie (USA), d'où il est reparti avec le certificat de coordination interministérielle et de planification en matière de sécurité nationale
Auparavant, précisément de 2016 à 2017, afin d'affiner sa connaissance de la langue anglaise pour mieux suivre les cours dans ces prestigieuses universités américaines, il avait intégré le Defense Language Institute de San Antonio, au Texas (USA), où il a décroché deux diplômes, notamment en anglais général puis en anglais avancé.
Avant d'intégrer les hautes écoles américaines, le général Elisée Jean Daou a obtenu un master en sciences historiques et philologiques (orientation géopolitique) de l'Ecole pratique des hautes études de Paris. Preuves de son expertise diverse et avérée, le général Elisée Jean Daou est l'auteur de plusieurs œuvres de référence dans la formation militaire en Afrique, dont des travaux sur le commerce international des armes, la contre-insurrection, le terrorisme dans le Sahel et la stratégie américaine de lutte contre le terrorisme. Autant de domaines dans lesquels il bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance académique au-delà même de l'Afrique.
S'étendre sur le parcours du général de division Elisée Jean Daou, riche en responsabilités militaires, diplomatiques et académiques, prendrait certainement toutes les colonnes de ce journal, alors que ce résumé synthétique illustre parfaitement qu'il est un professionnel expérimenté dans la gestion de crises, la stratégie sécuritaire et la représentation diplomatique.
Installé dans ses nouvelles fonctions de chef d'Etat-major général des Armées, le général Elisée Jean Daou porte l'espoir de grandes performances opérationnelles des FAMa.
Notons qu'il a reçu, en guise de récompense tout au long de sa brillante carrière, de nombreuses décorations nationales et internationales pour ses loyaux et nobles services.