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A l’approche de la Tabaski : Bamako renforce la surveillance sanitaire face aux risques d’Ebola et de l’hantavirus
Publié le jeudi 21 mai 2026  |  aBamako.com
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© aBamako.com par DR
A l’approche de la Tabaski : Bamako renforce la surveillance sanitaire face aux risques d’Ebola et de l’hantavirus
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Les autorités sanitaires maliennes ont procédé, mardi 19 mai 2026 à Bamako, à une évaluation approfondie du dispositif national de prévention contre les maladies à potentiel épidémique, notamment Ebola et l’hantavirus. Cette démarche intervient dans un contexte régional sensible et à l’approche des grands mouvements de population liés à la fête de la Tabaski, a-t-on appris ce jeudi 21 mai 2026.

La rencontre, présidée par le Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, le Dr Abdoulaye Guindo, a réuni les responsables techniques nationaux ainsi que les partenaires sanitaires, dont un représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les échanges ont porté sur la surveillance épidémiologique, la capacité de réponse rapide, la disponibilité des équipements et le fonctionnement des mécanismes d’alerte.

Les autorités ont rappelé qu’aucun cas confirmé d’Ebola ou d’hantavirus n’a été enregistré sur le territoire malien. Toutefois, la vigilance a été renforcée en raison de la circulation de cas dans certains pays de la région, notamment en République démocratique du Congo et en Ouganda, ainsi que des déplacements importants attendus pendant la période de la Tabaski.

Les discussions ont également porté sur le contrôle sanitaire aux frontières, les capacités des laboratoires, les procédures de notification des cas suspects et la communication sur les risques sanitaires. L’accent a été mis sur la nécessité de renforcer les stocks d’équipements de protection, de produits de désinfection et de réactifs pour les tests biologiques.

Les autorités sanitaires ont par ailleurs rappelé les enseignements tirés de l’épidémie d’Ebola de 2014, lorsque le Mali avait enregistré des cas importés depuis la Guinée. Cette crise avait conduit à la mise en place de dispositifs renforcés de détection précoce, d’isolement des cas suspects et de suivi des contacts, ainsi qu’à une meilleure coordination des interventions sanitaires.

Depuis cette période, le pays affirme avoir consolidé son système de riposte grâce à une coordination accrue entre les services de santé, les laboratoires, les collectivités et les partenaires techniques. La formation du personnel médical et l’implication communautaire restent au cœur de la stratégie de prévention.

S’agissant de l’hantavirus, maladie transmise notamment par des rongeurs, les autorités insistent sur l’importance d’un diagnostic précoce, les symptômes pouvant être confondus avec d’autres infections fébriles ou respiratoires. Une détection rapide est jugée essentielle pour éviter les complications et limiter les risques de propagation.

Les partenaires techniques ont enfin souligné la nécessité d’un financement durable des dispositifs de veille sanitaire, incluant la logistique, les équipements médicaux, le renforcement des laboratoires et la mobilisation d’équipes d’intervention rapide.

Pays carrefour de flux humains et commerciaux, le Mali entend maintenir une surveillance permanente afin de prévenir toute introduction de maladies à potentiel épidémique et sécuriser durablement son système de santé publique.
KM

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