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Rencontre annuelle des services du Trésor : le Trésor public accélère sa transformation numérique pour moderniser la gestion des finances publiques
Publié le lundi 22 juin 2026  |  aBamako.com
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© aBamako.com par DR
Rencontre annuelle des services du Trésor : le Trésor public accélère sa transformation numérique pour moderniser la gestion des finances publiques
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La 3e édition de la Rencontre annuelle des services du Trésor s’est ouverte jeudi 18 juin 2026 à Bamako, plaçant au cœur des échanges la modernisation de la gestion de la trésorerie publique. Pendant deux jours, les participants réfléchissent aux leviers d’une administration financière plus efficace, fondée sur la digitalisation, la sécurisation des paiements et l’optimisation de la mobilisation des recettes, a appris ABamako.com dimanche 21 juin 2026.

Présidée par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la rencontre réunit les services du Trésor, les régies financières, le secteur bancaire, des acteurs économiques ainsi que des partenaires techniques et institutionnels. Le thème retenu cette année, « Gestion efficace de la trésorerie : levier stratégique de la gestion des finances publiques », traduit l’ambition des autorités de renforcer la performance de l’administration financière.

Au centre des discussions figure la transformation numérique des outils de gestion publique. Les travaux portent notamment sur la digitalisation des moyens de paiement, la généralisation des téléprocédures fiscales, la dématérialisation du dédouanement, la digitalisation du foncier et la sécurisation des titres de propriété. Le développement des solutions électroniques de paiement est également présenté comme un axe prioritaire pour améliorer la traçabilité des opérations.

Le ministère de l’Économie et des Finances considère cette mutation digitale comme un levier essentiel pour réduire les délais de traitement, renforcer la transparence des opérations et améliorer le recouvrement des recettes publiques. La mise en place de l’Agence comptable centrale des dépôts figure également parmi les dispositifs destinés à optimiser la gestion des disponibilités de l’État.

Les données financières présentées à Bamako illustrent les enjeux de cette réforme. En 2025, les paiements effectués au titre de la dette intérieure ont atteint 1 587,1 milliards de francs CFA. Par ailleurs, le stock des instances de paiement a connu une baisse significative, passant de 503,4 milliards à fin 2024 à 308,9 milliards à fin décembre 2025, puis à 231,5 milliards en 2026, contre 475,6 milliards un an plus tôt.

Ces évolutions concernent directement les relations entre l’État et ses fournisseurs, dans un contexte où la régularité des paiements constitue un enjeu majeur pour la stabilité de la trésorerie des entreprises. À cet égard, 14,3 milliards de francs CFA dus aux opérateurs économiques figurent parmi les montants suivis par les services compétents.

La rencontre prévoit également un panel de haut niveau associant les principales administrations financières, notamment les directions générales des Impôts, des Douanes, des Domaines et du Cadastre, ainsi que le Trésor public. Chaque structure est appelée à présenter ses avancées en matière de dématérialisation des procédures et de modernisation des services.

Sur le plan macroéconomique, le ministre Alousséni Sanou a présenté des indicateurs jugés encourageants pour 2025, avec un déficit budgétaire limité à 1,6 % du PIB, une inflation maîtrisée à 2,3 % et un taux d’endettement évalué à 41,8 %, en conformité avec les critères de convergence de l’UEMOA.

Cette rencontre s’inscrit également dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2026, qui prévoit 3 057,79 milliards de francs CFA de recettes et 3 578,22 milliards de francs CFA de dépenses, pour un déficit projeté de 520,42 milliards de francs CFA. Elle confirme la priorité accordée à la mobilisation des ressources internes dans l’équilibre des finances publiques.

Les orientations du Fonds monétaire international (FMI), appelant à renforcer les administrations fiscales et douanières ainsi qu’à élargir l’assiette fiscale, confortent les axes de réforme engagés par les autorités maliennes. Dans ce contexte, la digitalisation apparaît comme un outil stratégique pour améliorer la performance globale du système financier public.

Les conclusions attendues de cette 3e édition devraient permettre d’identifier les défis liés à la transformation numérique de l’administration financière et de formuler des recommandations visant à renforcer la coordination entre les différentes régies, le Trésor et les acteurs économiques.
KM
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