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Terrorisme-Criminalité Transfrontalière : L’AES pose les jalons d’une coopération sécuritaire
Publié le lundi 6 juillet 2026  |  L’aube
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© Autre presse par DR
le Gal Assimi Goïta remet l’étendard de la force unifiée de l’AES et acte l’entrée en phase opérationnelle du dispositif commun
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Réunis le mercredi 1er juillet 2026 à Ouagadougou, les ministres chargés de la Sécurité de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont franchi une étape décisive dans la construction d’un espace sécuritaire commun.

Au cœur des travaux de cette session historique : l’opérationnalisation concrète des instruments de coopération prévus par le Protocole additionnel sur la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens. L’objectif affiché est triple : intensifier la lutte contre le terrorisme, écraser les réseaux de criminalité transfrontalière et fluidifier la mobilité des citoyens au sein des trois pays membres que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Informations sur Mali

Cette rencontre, qui s’inscrit en droite ligne de la dynamique d’intégration confédérale, a permis d'examiner les mécanismes opérationnels indispensables pour sanctuariser la région. Les discussions ont abouti à l'élaboration d’un protocole additionnel en matière de sécurité et d’un arrangement technique crucial relatif au contrôle routier. Ces nouveaux textes viennent consolider le cadre juridique existant et harmoniser les pratiques de terrain, tout en s'attaquant à un fléau quotidien : les rackets et les tracasseries administratives qui parasitent encore les principaux corridors de circulation de la région.

Une impulsion politique forte pour briser les frontières de la menace

Présidant la cérémonie d’ouverture des travaux, le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a immédiatement rappelé la portée stratégique de ces avancées pour la crédibilité de la jeune Confédération. Il a estimé que l'adoption de ces nouveaux dispositifs marquera un tournant dans la coopération régionale, en offrant aux forces de sécurité des trois pays des bases légales et techniques communes pour intervenir de manière coordonnée. Pour le ministre burkinabè, doter l'espace commun d'outils juridiques harmonisés est la condition essentielle pour concilier impératif sécuritaire et développement économique et social.

Portant la voix du Mali, Oumar Sogoba a quant à lui insisté sur la dimension collective de la riposte. Rappelant avec fermeté que la menace terroriste et les réseaux criminels ignorent par définition les tracés frontaliers, il a plaidé pour une mutualisation sans précédent des moyens financiers, matériels et humains, ainsi que pour une synchronisation totale des opérations de terrain. Selon lui, seule une solidarité résolue et une stratégie de lutte parfaitement unifiée permettront de stabiliser durablement les zones frontalières. Informations sur Mali

Le ministre nigérien de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général de division Mohamed Toumba, s’est pour sa part félicité de la qualité des travaux préparatoires menés par les experts de l'AES.

Saluant les conclusions obtenues, il a lancé un appel pressant à l’application immédiate des textes adoptés. Pour le général Toumba, ces réformes ne doivent pas rester lettre morte : elles constituent des armes juridiques essentielles pour que les populations sahéliennes ressentent de manière concrète et rapide les bénéfices sécuritaires de cette intégration.


Vers des outils technologiques communs : interopérabilité et titres biométriques

Au-delà des déclarations de principe, la réunion de Ouagadougou a débouché sur une annonce technologique majeure : la mise en œuvre prochaine de l’interopérabilité des bases de données nationales sur les personnes et les objets recherchés. Cette interconnexion technique permettra un accès croisé et en temps réel aux fichiers de police et de gendarmerie du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Il s'agit d'un bond en avant considérable pour le partage du renseignement opérationnel, qui démultipliera l’efficacité des enquêtes liées au terrorisme, aux trafics d’armes, de drogues et d'êtres humains.

Parallèlement, les ministres ont évalué le déploiement des projets structurants de la Confédération, notamment la carte nationale d’identité biométrique et le passeport de l’AES. Ces documents hautement sécurisés, en cours de déploiement, s'imposent désormais comme les symboles concrets de la citoyenneté sahélienne en facilitant les déplacements tout en verrouillant l'identité des usagers.

En associant la technologie à une volonté politique inflexible, le Burkina Faso, le Mali et le Niger démontrent leur capacité à concevoir des solutions endogènes et souveraines face à une crise complexe. Cette dynamique d'intégration, validée à Ouagadougou, est appelée à s'intensifier par un suivi rigoureux des engagements pris, posant ainsi les bases d'un espace confédéral de paix et de prospérité partagée. Politique


M. Sanogo
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