C'est véritablement une démonstration de l’art de la guerre que les FAMA ont démontré à leurs ennemis à Anéfis. La constance de ces opérations aéro terrestres, du 4 au 10 juillet 2026, a permis de mettre la situation dans cette localité sous contrôle.
Face à une offensive simultanée menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de Libération de l’Azawad (FLA), à l'aube du 4 juillet, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par les unités de l’Africa Corps, ont mené une riposte aéroterrestre coordonnée. Cette campagne de sept jours s’est soldée par la neutralisation de plus de 330 combattants terroristes, l’élimination de plusieurs chefs de haut rang et la reprise du contrôle exclusif du verrou d’Anéfis. Le communiqué du vendredi 10 juillet de la DIRPA confirme la transition vers des opérations de ratissage et de sécurisation durable de la localité d'Anéfis, un verrou géographique et militaire au cœur du désert septentrional. Vacances et activités saisonnières
Avec une population de moins de 8000 habitants, Anéfis apparaît comme une petite localité,
mais son importance dépasse largement sa taille. Située sur la route nationale 18, à une centaine de kilomètres au sud de Kidal, elle constitue un verrou stratégique : contrôler Anéfis, c’est sécuriser l’axe Gao-Kidal et empêcher les groupes armés de maintenir une continuité territoriale vers l’Algérie.
Le choc du 4 juillet : une offensive simultanée
Tout commence le samedi 4 juillet, à l’aube. La coalition terroriste lance une offensive coordonnée visant à saturer les capacités de réaction des forces régulières. La DIRPA publie immédiatement un flash info faisant état de tentatives d’attaques simultanées contre les emprises des FAMa à Aguelhok, Anéfis, Gao, Sévaré et Kéniéroba. L’objectif des assaillants est clair : fixer les unités loyalistes sur plusieurs fronts distincts, empêcher toute convergence de renforts et paralyser l’infrastructure logistique de l’armée.Rapidement, l’État-major annonce que la situation est «totalement sous contrôle».
À Sévaré, la réaction rapide des forces de défense neutralise vingt terroristes circulant sur des motos et des véhicules légers. À Gao, les combats autour de la zone aéroportuaire stratégique se soldent par la mort de six assaillants et la destruction d’un véhicule. Du côté des FAMa, le bilan officiel fait état d’un soldat tué au champ d’honneur et de quatre blessés pris en charge par les services de santé militaires. Une fois ces positions périphériques sécurisées et les diversions ennemies neutralisées, l’effort principal du commandement s’oriente vers le point de fixation majeur choisi par la coalition : la ville d’Anéfis.
Le pivot d’Anéfis : fixation et supériorité aérienne
Dès le 5 juillet, les combats reprennent avec une intensité accrue autour d’Anéfis. L’injection de renforts ennemis massifs provoque de violents affrontements à la périphérie immédiate du camp militaire. Le communiqué précise que les FAMa ont «repris l’initiative» et maîtrisé la situation dans les localités environnantes, tout en reconnaissant la persistance de combats intenses pour préserver l’intégrité de l’emprise face aux vagues successives de pick-ups insurgés.
Le 6 juillet, alors que le FLA et le JNIM diffusent des revendications croisées de gains territoriaux sur les réseaux sociaux, le commandement officiel malien oppose un démenti formel. Les communiqués confirment que les opérations de sécurisation se poursuivent avec l’appui technique et tactique de l’Africa Corps et que les lignes défensives tiennent fermement, transformant le secteur en une nasse d’usure pour les assaillants. Vacances et activités saisonnières
Le 7 juillet marque un tournant. Les forces aéroterrestres engagent la phase de destruction des unités ennemies préalablement fixées au sol. Les vecteurs aériens des FAMa – drones de surveillance et d’attaque, aviation de chasse – exécutent une série de cinquante-trois frappes de précision. Les bombardements ciblent méthodiquement les regroupements de pick-ups sous couverture végétale, les dépôts de carburant mobiles et les bases logistiques temporaires de la coalition, neutralisant l’essentiel de sa capacité offensive résiduelle.
Bilan des pertes et neutralisation des chefs
À l’issue des combats, les rapports consolidés par l’État-major font état d’un revers matériel et humain sans précédent pour la coalition du JNIM et du FLA. Entre le 4 et le 8 juillet, plus de 330 terroristes sont neutralisés. Les pertes matérielles de l’adversaire s’élèvent à plus de cent motos détruites, vingt pick-ups armés mis hors d’état de nuire et cinq véhicules blindés saisis ou détruits. Les opérations de ciblage chirurgical permettent également de confirmer la mort de trois cadres majeurs des structures de commandement ennemies : Abderrahmane Zaza, tué dès le 4 juillet, proche collaborateur d’Iyad Ag Ghali et haut responsable de la planification des opérations militaires du JNIM pour la zone septentrionale ; Mbareck Ag Akli, premier adjoint du chef d’état-major du Front de Libération de l’Azawad, abattu lors des assauts frontaux contre le camp militaire d’Anéfis ; et Abderrahmane Al-Targi, cadre influent, recruteur et tacticien du JNIM, formellement identifié parmi les morts à l’issue des opérations de ratissage.
Certaines sources proches de l’Africa Corps affirment qu’Iyad Ag Ghali lui-même aurait été atteint et gravement blessé lors des frappes à Anéfis. À ce stade, cette information n’est pas confirmée par les communiqués officiels et reste à vérifier, mais rien n'indique qu'il s'en sortira vivant surtout que sa tête est mise à prix pour 2 milliards cfa.
Le déploiement des renforts et la stabilisation
Le 8 juillet, un tournant logistique majeur marque la campagne. Un convoi militaire lourd, composé de plus de soixante véhicules – blindés de transport de troupes, camions-citernes de carburant et véhicules de transport de munitions –, quitte Gao pour rallier Anéfis. Escortée par une couverture permanente de drones de surveillance et d’hélicoptères de combat, cette colonne démontre la capacité des FAMa à projeter des forces de masse et à sécuriser de longs axes routiers en zone hostile, brisant définitivement les velléités d’encerclement de l’ennemi. Vacances et activités saisonnières
Le 9 juillet, l’État-major général des armées annonce la stabilisation totale de la situation à Anéfis. Le camp militaire et la ville passent sous le contrôle exclusif des forces régulières. Les images et vidéos diffusées par les unités sur le terrain montrent le drapeau national malien flottant sur l’ensemble des bâtiments officiels de la cité. Un officier supérieur déployé en première ligne résume la situation en ces termes : «Nous sommes à Anéfis pour prouver à la population malienne et au monde entier qu’à ce jour, la ville et le camp sont sous le contrôle exclusif des FAMa. Le drapeau malien flotte partout. Vive le Mali !».