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Le Général Élysée Jean Dao à l’ORTM : « Anefis marque une étape décisive »
Publié le lundi 13 juillet 2026  |  L’aube
Passation
© aBamako.com par MS
Passation de commandement entre le Général de Division Oumar Diarra et le Général de Division Elysée Jean Dao.
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Le 10 juillet 2026, au soir de la victoire d’Anéfis, le Journal de 20h de l’ORTM1 a donné la parole au Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Élysée Jean DAO. ..

Dans un décor institutionnel sobre, carte numérique en arrière-plan et uniforme camouflé, il a livré une lecture officielle de la bataille, en insistant sur la discipline des troupes et la projection vers Kidal. Dès l’introduction, la présentatrice rappelle la victoire militaire et annonce l’invité. Le Général DAO prend la parole avec gravité : «La victoire d’Anéfis marque une étape décisive vers la sécurisation de Kidal». Voici l'intégralité de l'intervention sous forme de questions-réponses entre la journaliste (présentatrice) et le Général de division Élysée Jean Dao, telle que vécue.


(Awa dite Mah Camara) : L'invité de ce 20h est le Général de division Jean-Élysée Dao, chef d'état-major général des armées. Mon général, rebonsoir et toutes nos félicitations à vous et à vos hommes sur les théâtres d'opération.

Général Dao : Merci beaucoup.

Alors, on l'a vu sur les images, vos troupes mènent une opération de ratissage à Anéfis. Comment se présente la situation au moment où nous parlons ?

Général Dao : Merci encore madame, merci pour cette invitation. Et quand je viens ici, c'est pour parler de la situation, donc des opérations, ce qui se passe sur le terrain, notamment par rapport aux opérations dernières qu'on a conduites en direction d'Anéfis. Alors permettez-moi d'adresser mes premiers mots donc à ces hommes que vous voyez, qui se battent jour et nuit. Il continue, pour leur dire toutes mes félicitations, les encourager donc pour ce qu'ils sont en train de faire. Aussi, présenter mes condoléances pour ceux d'entre nos hommes, donc nos martyrs qui sont tombés à l'occasion de ces opérations-là, et puis souhaiter prompt rétablissement aussi à nos blessés. Ensuite, pour ce qui concerne la situation qui prévaut aujourd'hui à Anéfis, je voudrais en tout cas donner l'information à tous nos concitoyens que la situation à Anéfis est totalement maîtrisée et elle est sous contrôle. Et vous pouvez le voir vous-même, donc nos hommes, après plus de 20 heures de manœuvre de combat, ont pu rentrer, casser le verrou à Anéfis, et puis ravitailler nos hommes là-bas parce que cette opération avait pour but principal, je dois dire, de ravitailler d'abord nos hommes qui étaient à Anéfis. Mais pas que ça, parce qu'il fallait aussi faire le maximum de dégâts sur l'ennemi en tout cas pour lui briser ses moyens. Voilà.

OK. Alors oui, les attaques coordonnées du 4 juillet ont concerné plusieurs de vos emprises. Les autres ont été vite repoussées. Pourquoi la bataille d'Anéfis a autant duré ?

Général Dao : Oui, la bataille d'Anéfis a duré parce qu'Anéfis rentre dans un plan global. Alors, le fait que l'ennemi ait pris la décision de submerger Anéfis, de sortir avec tous ses moyens, fait partie de nos prévisions en réalité. Pourquoi ? Parce que quand nous cédions Kidal et Tessalit, l'ennemi était loin d'imaginer qu'il pouvait se retrouver face à la ruse qu'on lui a imposée en ces moments-là. Parce qu'on a fait en sorte qu'il soit, par ce retrait temporaire de la ville de Kidal, pour nous permettre de le voir à portée, de l'avoir à portée. Parce qu'il fallait que cet ennemi-là sorte tous ses moyens, parce que chaque fois qu'on va à son contact, qu'on va à sa recherche, il arrive à se dissimuler, à se cacher, ainsi de suite. Donc Anéfis, terrain véritablement plat, il a eu le temps, cet ennemi, de sortir et ça a permis en tout cas de l'avoir de manière frontale et de manière très brutale. Donc on l'a frappé.


Alors mon général, quels étaient les enjeux concrètement ?

Général Dao : Alors les enjeux d'Anéfis sont nombreux. Alors du point de vue tactique pour nous d'abord, mais surtout quand je veux parler du côté ennemi, c'était surtout stratégique. Parce que comme je venais de l'annoncer, le fait pour l'ennemi de penser que la ville de Kidal était une faiblesse, que la ville de Tessalit était une faiblesse, donc tout de suite, alors il s'est permis de sortir avec tous les moyens qu'il avait à portée, et que l'on a détruits une première fois. Ensuite, ayant reçu des renforts de certaines parties, donc de certains pays frontaliers, alors que nous avons ensuite brisés. Donc cela faisait partie nous aussi de notre stratégie en fait. Donc l'enjeu pour nous à Anéfis, c'est surtout tactique parce que ça nous permettait, du moins ça nous permet toujours, de garder la porte sur Kidal et de continuer à protéger Aguelhok puis Tessalit. Mais nous souhaitions que l'ennemi sorte avec toutes ses forces parce qu'il s'est toujours caché. Il l'a fait, cette fois-ci on l'a frappé durement, trois fois d'ailleurs après toutes ces heures de manœuvre, de combat et d'appui. Et c'est là que l'ennemi s'est rendu compte en tout cas que les moyens qu'il a engagés, espérant récupérer Anéfis, c'était vain pour lui, pour avoir la louange de notre unité, notre emprise. Mais voilà, donc on était là pour montrer que conformément à nos plans, il fallait laisser à l'ennemi une certaine conviction de notre faiblesse et puis les frapper de plein fouet.

En quoi cette localité peut-elle être considérée comme stratégique pour les deux parties ?

Général Dao : Oui, stratégique surtout pour les groupes armés parce que pour eux, quand ils ont Anéfis, c'est la porte aussi, je dirais, de la sortie de Kidal vers Gao. Alors du coup, c'est un terrain sur lequel passe beaucoup de trafic. Parce que vous savez, Anéfis donne directement sur le TMC et puis ça peut continuer de l'autre côté au sud, ça peut continuer jusqu'à In-Tilit, ça peut remonter un peu au nord pour aller vers les Tamassat et accéder aux autres pays, voyez-vous. Donc pour eux, c'est important parce qu'une fois qu'ils ont Anéfis, pour eux c'est un blocage. Puisque c'est des gens qui revendiquent l'indépendance, l'application de la charia, ils veulent un espace, et Anéfis allait être quand même un point très important, en plus de Kidal qu'ils pensaient avoir. Donc ils se sont, comme je le dis, euphorisés de cette situation-là. Et puis pour nous, c'est important comme je l'ai dit, parce qu'au plan tactique d'abord, il faudrait qu'on conserve Anéfis comme une sorte d'appât et puis les frapper. Et le but ultime étant donc de réduire les moyens majeurs qu'ils ont, eu égard à tout ce qu'ils obtiennent comme soutien de la part, on le sait, de pays étrangers. Parce qu'aujourd'hui, les moyens que les terroristes utilisent, les moyens qu'ils font sortir, sont dignes de moyens d'État. Donc c'est pour vous dire que vraiment, pour eux c'était stratégique, mais pour nous l'avancée est surtout tactique d'abord, et plus tard ça nous permettra de garder en tout cas l'emprise sur cet endroit-là.


Journaliste : D'accord. Et est-ce qu'on va dire que cette reprise du contrôle d'Anéfis constitue un point de basculement dans le conflit ?

Général Dao : Un point de basculement, peut-être oui, parce que pour nous, le but ultime c'est quoi ? Il faut casser les moyens majeurs de l'ennemi. D'accord. Ils disposaient de blindés, ils disposaient de missiles antiaériens, de canons antichars et d'une certaine artillerie qui pouvaient tirer à une certaine distance. Il fallait vraiment qu'on attire tout cet ensemble pour les détruire, et c'est ce qui a été fait. Donc c'est surtout pour nous, réduire les capacités de l'ennemi. Et ce qu'on a fait depuis d'ailleurs le 25 avril, on continue avec une campagne aérienne assez intense. Et du côté de l'ennemi, ça aurait pu être une bascule s'il gagnait. Mais il ne pouvait pas, parce que comme je l'ai dit, Anéfis rentrait dans une stratégie globale pour nous qui nous permettait petit à petit de réduire l'ennemi, ses capacités, et puis voilà, il s'est laissé prendre espérant pouvoir contrôler, mais ce n'est pas possible.

Journaliste : D'accord. Et qu'en est-il de la situation de Kidal ?

Général Dao : Alors pour vous parler de Kidal, quand on dit Kidal, les gens ont tendance à voir la région. Mais en réalité, la ville de Kidal ou la ville d'Aguelhok, c'est des parties du Mali, et c'est inéluctable. C'est comme un rouleau compresseur qu'on est en train de dérouler et on va y arriver. Voilà, on va y arriver. Et c'est sûr que l'ennemi, en tout cas, on l'a brisé, son rêve a été brisé cette fois-ci. Il va tenter de se reconstituer, on va continuer à le surveiller et puis à le frapper partout où il va lever la tête, ça c'est sûr. Et nous n'avons pas fini. Quand on a récupéré Anéfis, on a cassé le verrou, on a ravitaillé nos hommes, on a continué à faire le ratissage, et ça continue. Et même aujourd'hui, les opérations continuent. Vous avez pu voir le communiqué qui est passé tout de suite, qui fait cas de destructions toujours. Donc on continue, on va continuer à les serrer, on va continuer à les frapper jusqu'à ce que, voilà, ils se rendent ou bien qu'ils quittent. Voilà. PMU Mali

Journaliste : D'accord. Donc, après ces succès opérationnels, quelles sont les actions que vous comptez mener pour protéger les populations civiles et empêcher de nouvelles infiltrations ?


Général Dao : Voilà, donc vous savez, la protection des populations civiles est une partie importante de nos missions, parce que c'est pour ces populations que nous nous battons. Je voudrais profiter de votre micro pour remercier les populations, leur résilience et tout le soutien qu'elles nous apportent. Et je voudrais aussi mentionner le cas du directeur d'hôpital de Gao qui nous a soutenus hier avec une centaine de kits pour venir au secours, pour aider les blessés. Alors, quand on a la chance d'avoir un pays aussi grand que le Mali, on va être confronté à certains défis : des défis frontaliers, des défis d'occupation d'espace, ainsi de suite. Donc, forcément, l'ennemi va tenter des infiltrations, mais partout où ça va sortir la tête, on sera là pour répondre. Les populations, comme je vous l'ai dit, sont au centre de tout ce que nous faisons. Nous sommes missionnés par les autorités pour les protéger, ces populations-là. Donc nous ne pouvons en aucune manière ne pas prendre en compte cet aspect-là. Il est très important d'ailleurs pour nous, parce que notre légitimité, je dois aussi le dire, nous la tirons de cette protection des populations, parce que nous voulons rester crédibles auprès d'elles, donc remplir notre serment. PMU Mali

Journaliste : OK. Alors quel bilan peut-on dresser aujourd'hui de l'ensemble des opérations menées suite aux attaques simultanées du 4 juillet ?

Général Dao : Oui, depuis le 4 juillet effectivement, entre 4h - 5h moins et 5h30, on a vu une sorte de déferlante, des vagues terroristes sur certaines positions. Alors, elles ont toutes été contenues, brisées, et aujourd'hui on peut dire qu'on a un bilan quand même qui est en train d'évoluer. En termes de destruction du côté ennemi, je peux vous dire qu'on a dénombré plus d'un millier de terroristes neutralisés. Aussi en termes d'engins blindés, 10 au départ, qui ont évolué cet après-midi pour aller vers 14 qu'on a identifiés formellement (parce qu'à la rentrée d'Anéfis, 10 engins blindés étaient identifiés formellement, plus tard la retraite a continué, donc 4 autres ont été retrouvés à la périphérie). En termes de véhicules qui portent des armes majeures, telles que des armes antiaériennes comme les ZU-23 et les 14,5 (le lourd là), c'est un peu plus de 20, donc 24 bien sûr. Et puis pour d'autres véhicules, des véhicules simples de transport de combattants, des véhicules tactiques, on en a aussi détruit une trentaine. Sans compter les motos, qui vont autour de 300. Et puis plein d'autres dégâts que l'ennemi a subis. Du côté ami, je déplore, nous déplorons la perte d'une trentaine de personnes pour le moment, d'une trentaine de martyrs qui sont tombés, paix à leur âme. Et puis voilà, on a des blessés aussi, une soixantaine dans des cas graves. Voilà, donc nous leur souhaitons à tous prompt rétablissement. En tout cas, le bilan est élogieux du côté des FAMa et de leurs partenaires. Alors, quand on écoute ce qui se dit dans les rangs de l'ennemi lui-même, c'est la première fois qu'il soit foudroyé de cette manière-là. Et on va continuer à le faire parce que nous n'avons d'autres options. C'est notre pays, il faut qu'ils reviennent à la maison pour ceux qui sont maliens, pour ceux qui ne sont pas maliens qu'ils retournent dans leur pays. Au niveau politique, les conditions pour que les gens reviennent dans le processus de paix sont bien claires. Donc c'est l'occasion que vous me donnez aussi de lancer un appel pour dire que notre pays est indivisible, et nous attendons qu'ils se manifestent rapidement. Sinon, le rouleau compresseur qu'on est en train de dérouler, il va continuer, Dieu voulant. Heure et calendriers


Journaliste : OK. Alors mon général, ce n'est pas la première fois que vos troupes sont confrontées à ce genre d'attaques coordonnées. Quel enseignement tirez-vous de cela ?

Général Dao : L'enseignement principal, c'est que pour nous, c'est comme une sorte de test grandeur nature. Parce que, voilà, ils ont commencé de manière assez violente, sinon la plus violente, avant celle d'Anéfis, par les attaques du 25 avril. Et ensuite ça a continué, quelques semaines après, pour le 4 juillet. On voit une sorte, je dirais, de reconfiguration des capacités ennemies. Parce que ce qu'on a détruit le 25 avril, on l'a vu à la vitesse avec laquelle ils ont pu reconstituer. Ils n'ont pas les ressources nécessaires pour faire ça. Ils n'ont pas la capacité normale, eux-mêmes en tant que groupe armé terroriste, d'acquérir de cette manière ces armes-là, si ce n'est pas par le soutien de pays étrangers. Donc ils ont des soutiens, nous le savons. Et nous comprenons aussi qu'ils sont dans cette dynamique, parce que le jeune garçon qui prend son arme et puis crie "Allahu Akbar" avant de tirer sur un transporteur civil, ou bien avant de tirer sur n'importe qui, est loin d'imaginer que les cartouches qu'il utilise viennent de celui-là même qu'il appelle "Cafre" (mécréant), donc des gens qui sont en train de les soutenir de loin. Donc c'est des gens manipulés, instrumentalisés, endoctrinés. J'espère bien qu'ils vont se rendre compte que le combat qu'ils tentent de mener n'aboutira jamais, et que ça n'en vaut pas la peine, et qu'ils reviendront sur le bon chemin. C'est une sorte de volonté de déstabilisation qui est inspirée par d'autres puissances, et qui essaient de passer par de pauvres jeunes dont je déplore la mort d'ailleurs, voyez-vous. Donc, ils vont le comprendre, j'espère bien. Heure et calendriers

Journaliste : On espère tous. La sécurisation du territoire national est un défi aujourd'hui. Avec quel état d'esprit les FAMa font-elles face à ce défi ?

Général Dao : Alors les FAMa font face avec beaucoup de dignité, beaucoup de détermination. Parce que, comme je l'ai dit, quand on a la chance d'avoir un pays aussi grand que le Mali, et heureusement très riche aussi, on s'attend à ce que ce pays fasse l'objet de convoitises, des convoitises internes mais aussi externes. Mais quand les deux se rejoignent, c'est ce qui amène la violence à ce niveau-là. Alors, nous abordons cette question avec détermination parce que c'est notre mission, c'est notre serment, et nous ne pouvons faire autrement. Notre peuple nous a missionnés pour le protéger, pour protéger nos frontières, et puis c'est ce que nous faisons. Donc, il n'y a aucun esprit de recul. On va continuer, et puis, de dire mes félicitations non seulement aux soldats et à toute la chaîne de commandement du PC tactique de Gao qui a conduit cette opération, aux commandants du secteur de Kidal, toutes mes félicitations, et surtout à leurs hommes aussi. En tout cas, on est tous déterminés, et puis, tant qu'ils ne vont pas déposer les armes, nous n'allons pas les laisser. Nous allons continuer jusqu'à ce que leurs armes se taisent.


Journaliste : Alors un dernier message pour vos partenaires ?

Général Dao : Alors, pour dire que nous sommes avec des partenaires avec lesquels nous conduisons des opérations conjointes. Donc je voudrais aussi leur témoigner notre fierté de travailler avec eux, de monter à l'assaut avec eux, de planifier les opérations avec eux, de continuer à nous battre avec eux. Alors nous savons que le fait pour eux d'accepter de venir en partenariat avec nous, et les risques qu'on a pu engager ensemble, tout cela est le fruit quand même d'une certaine sincérité. Et c'est ce que nous avons tous attendu de tous ceux qui souhaitent aller avec nous. Donc un partenariat dans la dignité, un partenariat dans la sincérité. Et puis voilà, de cette manière-là, on pourra aboutir à de très bons résultats.

Et je voudrais dire, avant de continuer, permettez-moi, que quand vous regardez la situation que l'on est en train de vivre... d'accord, vous voyez, il y a quelques mois déjà, ces groupes armés terroristes se baladaient et attaquaient les citernes à tout bout de chemin, avec une certaine aisance, ainsi de suite. Alors quand on les a rattrapés, aujourd'hui vous pouvez remarquer qu'ils sont en train même de fuir ces citernes qu'ils attaquaient avant. Aujourd'hui, ce matin, nous avons ravitaillé Bourem avec 900 et quelques citernes. Ça c'est ce matin (Ndlr : vendredi 10 juillet), sans compter ce qui est rentré hier. On va approcher le millier. Alors ils ont "shifté", ils ont changé pour maintenant s'orienter vers des cibles beaucoup plus molles. Encore des civils qui voyagent, qui n'ont rien à voir avec les objectifs pour lesquels ils revendiquent se battre, et puis voilà. Donc là aussi, quand on a pu les rattraper, les frapper, maintenant ils se cachent, difficilement on les voit se manifester. Et puis, la dernière tentative, c'est celle du 4 juillet, et puis je crois qu'ils en ont retenu une très bonne leçon. Heure et calendriers

Journaliste : D'accord. Merci beaucoup mon général pour toutes ces précisions, et encore félicitations à vous et à vos hommes



La Rédaction

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