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Rébellion armée: Pourquoi le Mali ne parvient à sortir de cette crise depuis 50 ans ?
Publié le mardi 14 juillet 2026  |  L’Inter de Bamako
Crise
© AFP par AHMED OUOBA
Crise Malienne : Ouverture des négociations entre Bamako et groupes touareg
Samedi 08 juin 2013. Ouagadougou. Les négociations entre le pouvoir malien et les rebelles touareg qui occupent Kidal, dans le nord-est du pays, se sont ouvertes sous l’égide de la médiation burkinabè. Photo(Alghabass Ag Intalla leader de la délégation ansardine)
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Cette rébellion est-elle une affaire malienne touarègue ou une lutte (de rivalités et de représentations) des «Noirs» contre les «Blancs»? Cette insurrection fait-elle partie d'un héritage culturel ? S'agit-il d'un conflit d'autonomie ou d'un banditisme récurrent ?

L'homogénéité de cette région qui cristallisé de nombreux enjeux et mobilise de nombreux acteurs pose-t-elle question ? Qu'en est-il du territoire et du peuple touareg ? Pourquoi, après la signature des différents accords de paix, la rébellion a-t-elle repris ses activités ? L'une des questions étant d'ailleurs de savoir si, elle a un jour cessé.

Rétrospectivement, la dénonciation rituelle du manque d'intégration des Touaregs dans les structures politico-administratives du pays pose question alors qu'il y a eu une intégration des Touaregs au de l'appareil d'État. Bien qu'elle ait été une des revendications majeures des rébellions précédentes, chaque président, dictateur ou non anti-touareg ou non, a toujours eu auprès de lui des collaborateurs d'origine touarègue.

Ne sommes-nous pas face à une «rébellion de certains Touaregs sans motif spécifique», à cause du caractère même de la lutte et des différentes rivalités entre les différents mouvements touaregs ? Ces questions ont suscité parmi les chercheurs, les politiques, les «experts» et les «spécialistes» de longs débats qui rebondissent à chaque rébellion.


POINT DE MIRE:
La question touarègue
Pendant longtemps la «question touarègue» au Mali a été classée parmi les maladies de jeunesse des nouveaux États africains, une sorte d'affection endémique qui touche périodiquement les «Nords» peuplés d'éleveurs et d'agro-éleveurs. Restés en marge durant la période coloniale, ils ont été supplantés par les sédentaires du Sahel et du Soudan qui ont pris le pouvoir dans ces États neufs au départ des Européens.
L'indépendance a été ainsi vécue par ces populations «noires» comme une revanche après des siècles de sujétion imposée par les grands éleveurs «blancs». Même, si l'esclavage a été longtemps toléré par les autorités et ses séquelles marquent profondément les structures sociales et politiques au Sahel. C'est ainsi que des insurrections séparatistes, à éclipse ont déchiré, outre le Mali, le Niger et le Tchad.
Aussi, certains observateurs ont-ils voulu rassembler dans ces «séparatismes africains» (Aquarone, 1987) d'autres soulèvements sécessionnistes comme ceux qui ont frappé le Sahara occidental, le Nigeria, la Casamance, le Soudan, l'Érythrée, voire l'insurrection qui a partagé la côte d'ivoire en 2002.
Le caractère commun de ces mouvements rangés dans ce «fourre-tout» était, a-t-on cru, le refus des frontières tracées pendant la colonisation et conçues comme la malédiction à l'origine de tous les maux du continent. Or, les principaux séparatistes «qui ont réussi» (Érythrée, Sud Soudan, Somaliland) ont repris le cadre territorial hérité des colonisateurs.
Source: «Le conflit touareg et ses enjeux géopolitiques au Sahel»
Inter de Bamako
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