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Route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nonssombougou : Les travaux doivent connaître un regain d’activités
Publié le lundi 20 juillet 2026  |  L’Essor
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Long de 57 km, ce tronçon est financé sur le budget de l’État à plus de 22 milliards de Fcfa pour désengorger l’axe Kati-Samé. Les travaux sont à l’arrêt depuis plusieurs années à cause, notamment, de l’occupation des emprises

Financé à plus de 22 milliards de Fcfa sur le budget national, le projet de construction de la route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nonssombougou franchit une nouvelle étape. En visite samedi dernier sur le chantier, la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, accompagnée d’une forte délégation comprenant le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra et le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, a insisté sur l’accélération de la libération des emprises, condition indispensable à la reprise effective des travaux de cette infrastructure stratégique destinée à détourner le trafic des gros porteurs et à renforcer la sécurité routière. Pouvoir exécutif

À Dialakorodji, le ministre chargé de l’Urbanisme et des Domaines s’est adressé directement aux populations. Imirane Abdoulaye Touré a souligné que la réalisation de cette route est extrêmement importante pour les aspects sécuritaires et le développement de notre pays. Selon le ministre Imirane Abdoulaye Touré, cette route a été programmée depuis très longtemps pour dérouter la circulation des gros porteurs afin de contourner la ville de Kati.

«Nous sommes venus dire aux populations des Communes de Dialakorodji et de Safo que ces projets routiers vont aller très vite. Nous les invitons à prendre les dispositions pour libérer les emprises. Les recensements et les évaluations, conformément à la loi, ont été faits depuis très longtemps», a déclaré le ministre Touré. Et de préciser qu’il existe une commission nationale d’indemnisation qui siège au niveau de son département.

Le ministre chargé des Domaines a invité toutes les personnes concernées à se présenter devant cette commission, avant de rappeler que les opérations de démolition commenceront ce mercredi. Pour Imirane Abdoulaye Touré, le rôle de l’État est de recenser, d’évaluer et d’indemniser les sinistrés et, en aucun cas, un citoyen ne peut s’opposer à une décision de l’État lorsqu’il s’agit d’une opération d’utilité publique.

À l’issue de la visite, la ministre des Transports et des Infrastructures a relevé qu’il a été constaté que le trafic au niveau de la RN3, qui assure les liaisons Bamako-Nouakchott, Bamako-Nouadhibou et Bamako-Dakar, est très dense et que les agglomérations traversées sont confrontées à des problèmes d’insécurité routière. Partant de ce constat, Mme Dembélé Madina Sissoko a indiqué qu’il a été décidé de réaliser cette voie en vue de contourner toutes les grandes localités situées sur la RN3 et la RN9. «Le projet a connu des arrêts dus, entre autres, à des problèmes d’ordre technique et à la question de la libération des emprises», a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures. Pouvoir exécutif

Selon elle, Banconi et Dialakorodji sont des zones peuplées, des quartiers redressés qui n’ont pas fait l’objet de lotissements proprement dits. Dès lors, comme c’est le trafic lourd qui empruntera cette voie, il fallait, a-t-elle insisté, déclarer le projet d’utilité publique afin de procéder à la libération des emprises. Mme Dembélé Madina Sissoko a rappelé que la commission d’indemnisation, créée auprès du ministère en charge des Domaines, a déjà accompli son travail. Les procès-verbaux, a-t-elle poursuivi, ont été déposés, mais la réticence de certaines personnes affectées par le projet a considérablement retardé leur signature.

D’autres facteurs ont également fait que la route, avant même sa mise en circulation, présentait déjà des dégradations. «Une fois que la route est réalisée, toutes les localités riveraines se développeront. Nous sommes venus constater ce qui a été fait et ce qui reste à faire afin que les travaux puissent se poursuivre jusqu’à leur terme», a-t-elle assuré.

La ministre des Transports et des Infrastructures a exhorté les populations concernées à se rapprocher de la commission afin d’accomplir les démarches administratives nécessaires pour qu’elles soient rétablies dans leurs droits et permettre ainsi la réalisation du projet. Ce projet, a soutenu Dembélé Madina Sissoko, est d’une importance capitale. «Nous avons parcouru les 57 km et l’État y a consacré beaucoup de moyens. C’est un projet de plus de 22 milliards de Fcfa financé sur le budget de l’État», a-t-elle conclu.

Abdoul Karim COULIBALY
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