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Consommation de chicha : la détention de chicha désormais passible de trois ans de prison
Publié le mercredi 22 juillet 2026  |  aBamako.com
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Consommation de chicha : la détention de chicha désormais passible de trois ans de prison
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Les autorités maliennes ont renforcé leur dispositif de lutte contre la chicha avec une circulaire du ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, diffusée le 21 juillet 2026. Le texte ordonne une application stricte de l'interdiction de la chicha et étend les poursuites au tabamel, aux arômes destinés au narguilé ainsi qu'à la détention de ces produits.

Adressée aux chefs de juridiction, procureurs, juges d'instruction et officiers de police judiciaire, la circulaire intervient deux semaines après l'adoption d'un arrêté interministériel renforçant le cadre réglementaire en vigueur.

L'interdiction couvre désormais l'importation, la production, la distribution, la vente, la commercialisation, la détention, la publicité, l'apologie et l'usage de la chicha. Elle s'applique également aux produits assimilés et aux équipements utilisés pour sa consommation.

Les peines prévues ont été sensiblement alourdies. La production et l'importation des produits concernés sont passibles d'un à trois ans d'emprisonnement et d'une amende comprise entre 5 et 15 millions de FCFA. Les activités de distribution et de commercialisation encourent les mêmes peines de prison, assorties d'amendes pouvant atteindre 3 millions de FCFA.

La simple détention est désormais sanctionnée de trois à douze mois d'emprisonnement et d'une amende pouvant aller jusqu'à 2 millions de FCFA. Les établissements servant au stockage ou à la consommation de ces produits s'exposent à une fermeture de six à douze mois, voire définitive en cas de récidive. Les produits et matériels saisis devront être confisqués puis détruits aux frais des contrevenants.

Ce dispositif remplace celui instauré en août 2022, qui prévoyait des sanctions nettement moins sévères.

Selon la circulaire, les sanctions pénales trouvent leur fondement dans la loi de juillet 2001 relative au contrôle des drogues et des précurseurs. Les magistrats sont invités à engager des poursuites systématiques contre les auteurs, coauteurs et complices des infractions constatées.

Le gouvernement justifie ce durcissement par des impératifs de santé publique. L'Organisation mondiale de la Santé souligne notamment que la fumée des pipes à eau contient des substances nocives, dont la nicotine, le monoxyde de carbone, des métaux lourds et des composés cancérogènes.

L'application des nouvelles dispositions dépendra toutefois de la qualification juridique des produits concernés au regard des textes en vigueur. Les premières décisions des juridictions permettront d'en préciser la portée et les modalités d'application.


KONE M.
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