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Donald Trump envisage de bombarder le Mali, malgré la présence des forces russes
Publié le mercredi 22 juillet 2026  |  parismatch.com
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© AFP par Timothy A. CLARY
Donald Trump remporte l’élection américaine 2016
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La Maison-Blanche étudie des frappes contre le JNIM, puissant groupe affilié à Al-Qaïda. Une intervention ferait du Mali le huitième pays bombardé par les États-Unis depuis le retour de Donald Trump et risquerait de placer les forces américaines au contact des militaires russes présents dans le pays.

L'administration Trump examine la possibilité d'une intervention militaire au Mali contre le JNIM (Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), groupe affilié à Al-Qaïda, selon des responsables américains ayant requis requis l'anonymat pour s'exprimer auprès du Washington Post. Si elle était approuvée, cette opération porterait à huit le nombre de pays où Donald Trump aura ordonné des frappes depuis le début de son second mandat, lui qui avait pourtant promis de mettre fin aux conflits extérieurs.

Le JNIM s'est imposé comme le groupe armé le mieux équipé d'Afrique de l'Ouest. Au Mali, il a organisé l'an dernier un blocus des carburants qui a paralysé le pays, puis mené au printemps des attaques jusque dans les rues de Bamako, la capitale, et tuant le ministre de la Défense, Sadio Camara, dans un attentat-suicide le 25 avril.

Au sein de l'administration américaine, l'option militaire divise. Sebastian Gorka, directeur principal de la lutte contre l'antiterrorisme au Conseil de sécurité nationale, en est un défenseur assumé, selon le Post. Un responsable de la Maison-Blanche, sans confirmer d'intention de frappe, a indiqué que Washington encourageait les gouvernements d'Afrique du Nord et de l'Ouest « à acheter des équipements et services américains » pour leur guerre contre les terroristes, qualifiant le sujet de « problème multinational ».

Risque avec la présence russe
Le Mali, la Burkina Faso et le Niger, réunis dans l'Alliance des États du Sahel, sont dirigés par des juntes issues de coups d'État, qui ont rompu avec l'Occident pour se tourner vers la Russie. Bamako a ainsi recruté des mercenaires russes, d'abord de Wagner puis d'Africa Corps, accusés d'exactions par des organisations de défense des droits humains. Selon Héni Nsaibia, analyste pour le projet ACLED, l'armée malienne et ses partenaires russes ont tué 925 civils l'an dernier, contre 232 pour les djihadistes. Il juge « extrêmement problématique » qu'un partenaire occidental soutienne ces régimes « fragiles et répressifs ». Malgré cela, Washington a renforcé l'an dernier le partage de renseignement avec Bamako, une coopération restée toutefois limitée.

Mais une éventuelle intervention américaine au Mali comporterait un risque majeur : celui d’un incident avec les forces russes déployées aux côtés de l’armée malienne. Une situation qui rappellerait la Syrie, où militaires américains et russes opéraient simultanément dans des zones parfois voisines, mais pour des objectifs et avec des alliés différents. En 2015, Washington et Moscou avaient alors instauré une ligne directe dite de « déconfliction », destinée à signaler certaines opérations et à éviter qu’une frappe, un vol ou une patrouille ne provoque accidentellement une confrontation entre les deux puissances

Interrogé sur la position du secrétaire d'État Marco Rubio, le département d'État a éludé, affirmant seulement « condamner sans équivoque » les activités terroristes au Mali.

Paris Match
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