Le gouvernement malien a lancé mardi 11 août 2026 la mise en œuvre de son Plan national de réponse 2026 à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition, doté de 12,7 milliards de FCFA et prévoyant la distribution de près de 20 000 tonnes de céréales à plus de 1,5 million de personnes pendant la période de soudure, apprend ABamako.com mercredi 12 aout 2026.
Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a donné le coup d’envoi du dispositif à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), au nom du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Des décisions autorisant la distribution gratuite de vivres ont été remises aux autorités régionales et du District de Bamako, tandis que les premiers convois ont quitté les entrepôts de l’OPAM.
Le plan prévoit la distribution gratuite de 19 960 tonnes de céréales aux ménages en situation de crise ou d’urgence. Du riz, du mil, du sucre et de l’huile seront également proposés à 50 % du prix du marché aux ménages vulnérables. Le dispositif comprend en outre 1 200 tonnes d’aliments pour bétail, 424,1 tonnes d’aliments pour poissons et des semences maraîchères.
Le PAM prévoit d’assister 365 543 personnes et de soutenir les moyens de subsistance de 185 857 autres, tandis que la FAO doit accompagner 86 345 bénéficiaires. La Chine a fourni 1 930 tonnes de riz au Commissariat à la sécurité alimentaire et la Russie 770 tonnes de pois cassés au PAM.
Selon le Cadre harmonisé, environ 1,6 million de personnes pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë durant la période de soudure, en hausse de 9 % sur un an. La situation est particulièrement préoccupante dans les régions du Nord et du Centre, affectées par les violences, les déplacements et les difficultés d’approvisionnement.
Sur le plan nutritionnel, l’analyse IPC estime à 1,12 million le nombre d’enfants de 6 à 59 mois susceptibles de souffrir de malnutrition aiguë entre novembre 2025 et octobre 2026, dont environ 227 000 cas sévères.
Le gouvernement entend accélérer l’acheminement des vivres vers les zones prioritaires malgré les contraintes sécuritaires et logistiques, tout en préparant de nouveaux mécanismes de veille et d’accès aux produits essentiels.
KONE M.