Interrogé sur le traitement judiciaire distinct de l’affaire Yann Vezilier par rapport à celle des officiers militaires maliens, le procureur Mamadou Timo affirme que l’exploitation des éléments d’enquête a révélé une « connexion profonde » entre le ressortissant français et un groupe armé terroriste.
Selon lui, cette qualification a justifié son renvoi devant le pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme, contrairement aux militaires maliens, poursuivis pour des infractions relevant notamment de la justice militaire.
D’après ses explications, cette situation aurait conduit les autorités judiciaires à retenir, outre l’atteinte à la sûreté extérieure de l’État, des faits liés au terrorisme.
Le procureur rappelle que le Mali dispose d’un pôle judiciaire spécialisé dans le traitement des affaires de terrorisme. Pour lui, dès lors que les éléments d'enquête font apparaître une implication ou une connexion avec un groupe armé terroriste, le dossier relève de cette juridiction spécialisée.