A Bancoumana, à quelques encablures de la capitale, nombreux sont les paysans qui souffrent de la spoliation de leurs terres et désespèrent au constat de ne jamais avoir satisfaction au niveau de la justice. Une triste situation qui interpelle.
A Bancoumana, village de plus de 2000 âmes fondé par les Camara, le foncier est aujourd’hui au centre des préoccupations. Sa proximité avec Bamako est devenue ces dernières années un douloureux cauchemar pour ses paisibles populations. Car dans ce village malinké, les spéculateurs fonciers et leurs complices « hauts perchés » dans les hautes sphères de l’Etat font la loi, annexant et spoliant - de gré ou de force - les terres, propriétés de tiers. Ils les revendent ensuite à des hommes ou femmes tapis dans l'ombre. Guides citadins et locaux
Le hic, c'est que les victimes de ces crapuleries ont beau intenter des procès, le résultat reste toujours le même : la perte à jamais de l’espoir de récupérer leur patrimoine familial arraché de force, parce que transformé entre temps en titre foncier. Pour le besoin de la cause.
Les désespérés de Bancoumana sont au bord de la crise des nerfs face à cette répétition des déboires judiciaires. Ils ont l’impression que le terrain de la justice est miné sous leurs pieds. Toutefois, ils caressent l’espoir de voir le Garde des Sceaux, homme de rectitude morale soucieux de l'image de notre justice, mener sa propre enquête sur cette situation. Affaire à suivre.