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AES : Bamako et Ouagadougou évaluent l’exécution de la feuille de route de l’An II
Publié le mercredi 26 aout 2026  |  aBamako.com
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© aBamako.com par DR
AES : Bamako et Ouagadougou évaluent l’exécution de la feuille de route de l’An II
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Des experts burkinabè et maliens ont examiné lundi à Bamako l’état d’avancement de la feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES), relevant des progrès dans la construction institutionnelle et la coopération sectorielle, mais aussi des insuffisances en matière de financement, de chiffrage et de coordination.

La réunion, coprésidée par le secrétaire général du ministère malien des Affaires étrangères, Moustapha Traoré, et le président de la Commission nationale AES du Burkina Faso, Bassolma Bazié, avait pour objectif d’examiner le rapport à mi-parcours, d’harmoniser les données et d’identifier les ajustements nécessaires à la poursuite de la feuille de route sous présidence burkinabè.

Les travaux ont notamment fait ressortir des avancées dans l’intégration socio-économique, la coordination sécuritaire et l’harmonisation des positions diplomatiques. Aucun bilan financier consolidé ni taux global d’exécution n’a toutefois été communiqué.

La rencontre intervient après une réunion tenue à Niamey du 17 au 19 août autour des trois piliers de l’AES : défense et sécurité, diplomatie et développement. Les participants avaient recommandé de chiffrer et budgétiser les activités prévues, tout en renforçant la coordination entre les ministères et structures nationales chargés de leur mise en œuvre.

La libre circulation des personnes et des biens demeure également un chantier prioritaire. Des mesures portant sur les documents d’identité biométriques de l’AES, les contrôles aux frontières et les obligations des transporteurs doivent encore être finalisées.

Sur le plan institutionnel, l’AES a enregistré plusieurs avancées depuis le sommet de Bamako de décembre 2025, notamment le lancement de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, dotée d’un capital initial annoncé de 500 milliards de francs CFA, ainsi que la mise en place d’un état-major de la Force unifiée à Niamey.

Le Parlement confédéral, composé de 45 membres, a également été installé le 24 août à Niamey.

De bonnes sources, l’enjeu de l’An II est désormais de faire passer l’AES de la construction institutionnelle à l’exécution de projets communs financés, coordonnés et mesurables, avec un impact concret sur les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

KONE M.

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