Face aux accusations relayées sur les réseaux sociaux mettant en cause le Royaume d'Arabie saoudite dans le financement du terrorisme au Mali et au Sahel, le Collectif des associations musulmanes du Mali entend apporter des éclaircissements et rappeler les positions de Riyad
Aujourd'hui, certains réseaux sociaux sont devenus tendanciellement islamophobes, complaisants et destructeurs à l'égard de la religion musulmane en général et de la tendance sunnite en particulier. C'est avec surprise, indignation et affliction que nous apprenons, à longueur de journée, des publications mettant en cause le régime saoudien, un soutien de taille du Mali, comme sponsor du terrorisme au Sahel en général et dans notre pays, le Mali, en particulier. Africains et diasporas
Selon certaines publications relayées sur les réseaux sociaux à grand renfort médiatique, rien ne manque pour ternir l'image du régime saoudien comme parrain du terrorisme au Sahel et singulièrement au Mali.
Telle une traînée de poudre, la nouvelle sur le parrainage du terrorisme à travers le financement des groupes terroristes au Sahel par le régime saoudien a fait le chou gras de certains médias islamophobes et embrasé les toiles des réseaux sociaux.
En toile de fond dans ces publications, l'Arabie saoudite est directement impliquée dans le financement du terrorisme au Mali, notamment à travers le financement dans les domaines caritatif, culturel et religieux.
La communauté musulmane du Mali, à travers le Collectif des associations musulmanes du Mali, peine à convaincre que la lutte contre le financement du terrorisme est la priorité stratégique du Royaume d'Arabie saoudite. Et cela contre des allégations islamophobes distillées sur les réseaux sociaux et autres moyens de communication : que "les groupes terroristes sunnites feraient d'importantes collectes de fonds à l'occasion du pèlerinage à La Mecque", que "les donateurs privés en Arabie saoudite demeurent la principale source mondiale de financement de groupes terroristes sunnites", que "les hauts responsables des groupes terroristes, lorsqu'ils se rendent en Arabie saoudite pour le Hadj, se livrent à la collecte de fonds pour s'équiper et s'armer contre les Etats du Sahel", et que sais-je encore.
C'est vraisemblablement une intox, à défaut d'un ballon d'essai pour sonder la perception de l'opinion malienne sur une éventuelle déstabilisation par le Royaume d'Arabie saoudite à travers le financement du terrorisme contre le Mali. Actualités au Mali
Pour endiguer de tels propos, l'illustration parfaite est lorsque notre pays fut éprouvé, le 25 avril 2026, par des attaques simultanées et coordonnées dans certaines localités du pays, dont Bamako, principalement la garnison de Kati, par des groupes terroristes, au cours desquelles notre ministre de la Défense, le général d'armée Sadio Camara, a perdu la vie.
La réaction du régime saoudien ne s'est pas fait attendre. À chaud, le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé sa condamnation et sa dénonciation les plus fermes des attaques terroristes et sécessionnistes survenues dans la capitale malienne, Bamako, ainsi que dans plusieurs autres villes du pays, visant des zones militaires et civiles.
Le Royaume a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement à l'ensemble des blessés. Il a exprimé sa solidarité avec la République du Mali, son gouvernement et son peuple.
Le régime saoudien a également réitéré sa condamnation de toutes les formes de violence et d'extrémisme, ainsi que son soutien aux efforts déployés par le Mali pour préserver sa sécurité et protéger ses citoyens.
Cela prouve à souhait que le Royaume d'Arabie saoudite, contrairement à ces allégations mensongères et infondées, ne finance ni les groupes terroristes ni, encore moins, le terrorisme au Mali. Mais, au contraire, que le Royaume saoudien appuie les initiatives régionales de lutte antiterroriste, et cela à travers notamment la promesse d'une aide financière de 100 millions d'euros pour soutenir la force conjointe du G5 Sahel, en plus de la condamnation formelle des attaques terroristes dans la région, et spécifiquement au Mali.