Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) appelle les États à intensifier leurs efforts contre l’apatridie. Au moins 4,5 millions de personnes sont aujourd’hui sans nationalité ou de nationalité indéterminée dans le monde.
Être apatride peut avoir de lourdes conséquences. « Sans nationalité, l’accès à une pièce d’identité, à l’école, aux soins, à l’emploi ou encore aux voyages devient souvent difficile. Dans certains cas, cette situation se transmet également aux enfants et peut toucher plusieurs générations d’une même famille », explique le HCR qui précise que les femmes restent particulièrement exposées. » Dans 24 pays, elles ne peuvent toujours pas transmettre leur nationalité à leurs enfants dans les mêmes conditions que les hommes. Les déplacements forcés, les catastrophes naturelles et la perte de documents pourraient aussi aggraver le phénomène », a-t-il déclaré. Le HCR souligne toutefois des avancées. Depuis 2014, plus de 650 000 personnes ont acquis ou confirmé leur nationalité et 94 pays ont réformé leurs lois pour mieux prévenir l’apatridie. L’agence de l’ONU appelle désormais les États à supprimer les lois discriminatoires et à faciliter l’accès à la nationalité pour les personnes qui en sont privées.