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Complexe minier aurifère de Loulo-Gounkoto (CERCLE DE KENIEBA) Grève générale des travailleurs le 28 septembre prochain
Publié le lundi 14 septembre 2026  |  Le 26 Mars
Cérémonie
© aBamako.com par A S
Cérémonie d`Inauguration de la mine d`or de Kofi
Bamako, le 24 Avril 2015, a eu lieu la cérémonie d`inauguration de la mine d`or de Kofi
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Dans trois préavis de grève distincts rendus publics, les comités syndicaux (de FEA Loulo-Gounkoto, de SOMILO SA et GOUNKOTO SA et de CORICA BABOTO) ont annoncé le 10 septembre 2026, leur décision de déclencher un mouvement de grève généralisé à compter du lundi 28 septembre 2026.

Selon un responsable syndical des comités syndicaux de Loulou et Gounkoto, les débrayages sont prévus pour une durée de 120 heures, soit cinq jours, du 28 septembre au vendredi 2 octobre 2026. Les syndicats voudraient à travers leur grève, dénoncer la violation des engagements, la mauvaise volonté et la négligence de la Direction dans la gestion des préoccupations des travailleurs. Ils reprochent également à leur Direction, le non-respect des textes en vigueur, notamment, le Code du travail, des conventions de l’OIT ratifiées par le Mali, deux avis de la Direction Nationale duTravail (DNT) et l’accord d’établissement de la FEA. Parmi les points de friction majeurs, figurent également la baisse du paiement des heures supplémentaires. Les syndicats exigent leur rétablissement au taux normal de 180 %, conformément à l’avis de la DNT, avec un rappel de 130 % depuis décembre 2024. Ils réclament aussi le rappel des frais de mission impayés depuis septembre 2025, la fourniture immédiate de moustiquaires imprégnées pour 2026, une commande de motos pour les employés ayant achevé les remboursements, la construction d’un local pour les représentants du personnel et la facilitation des démarches liées à l’allocation familiale auprès de l’INPS. Sur le site de Baboto, les syndicats ont formulé des revendications allant de la révision de la grille salariale de 15 %, à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Parmi les points saillants, on note, une ration alimentaire saine et suffisante incluant de l’eau potable, le paiement transparent de la prime de production, ainsi que des primes de poussière et de salissure à 25 % du salaire de base et la prise en charge intégrale des frais médicaux des travailleurs et de leurs familles. A cela, il faut ajouter la régularisation de la couverture AMO, l’inscription de tous les travailleurs à l’INPS, l’allocation mensuelle de kits alimentaires (50 kg de riz, 50 kg de sucre, 25 kg de lait et 20 litres d’huile), la mise à disposition de locaux de repos et de toilettes adéquates et de matériel en bon état. Autre revendication, c’est le paiement de 400 000 FCFA par an et par travailleur pour les frais scolaires des enfants, la facilitation de l’octroi de prêts bancaires via des domiciliations, ainisi que le paiement des salaires au plus tard le 30 de chaque mois. Aux dires des syndicalistes, les préavis de grève annoncés au niveau de FEA Loulo-Gounkoto auraient pu être évités si la Direction avait fait preuve de bonne foi et avait respecté les engagements qu’elle avait elle-même pris ». Pourtant, signalent-ils, les cinq (5) points inscrits dans le préavis ne constituent pas de nouvelles revendications. Il s’agit essentiellement de réclamations concernant des droits et des engagements déjà reconnus ou convenus entre les parties. C’est pourquoi, le mouvement syndical regrette que, malgré les échanges et les engagements pris, la situation n’ait pas connu l’évolution attendue. Pour les syndicalistes, le respect de la parole donnée et des accords conclus est un élément essentiel pour maintenir un climat social serein au sein de l’entreprise. Ils affirment avoir épuisé toutes les voies de dialogue, multipliant les correspondances et les efforts pour apaiser le climat social, sans y parvenir. Les syndicalistes invitent par conséquent leur Direction à prendre toutes les dispositions nécessaires pour respecter ses engagements et trouver rapidement une solution aux cinq points de revendications, afin d’éviter de dégrader davantage le climat social et de préserver la continuité des activités. « Nous restons ouverts au dialogue, mais demeurons déterminés à défendre les droits et les intérêts légitimes des travailleurs », ont conclu les syndicalistes.

Abdoul Karim Sanogo
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