Le Mali prépare la mise en œuvre de la surveillance électronique, prévue par sa législation depuis décembre 2024, afin d’offrir une alternative à certaines formes d’incarcération, note aBamako.com ce jeudi 17 septembre 2026.
Une délégation du ministère de la Justice s’est rendue au Sénégal, du 31 août au 8 septembre 2026, pour étudier le fonctionnement du bracelet électronique et les conditions de son utilisation. La mission était conduite par le directeur général de l’Administration pénitentiaire, le général Sou Daou.
Le Code pénal malien autorise le placement sous surveillance électronique des personnes condamnées à une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement, avec un plafond d’un an en cas de récidive légale. Le dispositif peut notamment concerner des personnes exerçant une activité professionnelle, suivant une formation, recherchant un emploi, assumant des responsabilités familiales ou nécessitant des soins.
La surveillance électronique peut également être ordonnée dans le cadre d’un contrôle judiciaire, notamment pour limiter les déplacements d’une personne en attente de jugement. Sa mise en œuvre doit toutefois être précisée par voie réglementaire.
Selon les dernières données nationales disponibles, le Mali comptait 10 773 détenus au 29 décembre 2023, dont 71,7 % en détention provisoire.
L’expérience du Sénégal, où un centre de surveillance électronique fonctionne depuis novembre 2022, sert de référence à Bamako. Le dispositif sénégalais comptait 849 personnes sous surveillance en août 2025.
Au Mali, aucune date de lancement, aucun budget ni volume d’équipements n’ont encore été annoncés. La prochaine étape devra notamment préciser les modalités techniques, judiciaires et opérationnelles du déploiement.