Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Mali-Arabie Saoudite : Le Hadj, vitrine d’une coopération qui gagne en maturité
Publié le samedi 26 septembre 2026  |  Aujourd`hui
Comment



Avec un quota de 13 323 pèlerins, le Mali figure parmi les pays dont l'organisation du Hadj constitue un enjeu majeur. ...
Au fil des années, la qualité des rapports entre l'ambassade du Royaume d'Arabie saoudite au Mali et la Maison du Hadj a contribué à assainir le secteur et à professionnaliser davantage la gestion du pèlerinage. Une évolution qui fait désormais de l'expérience malienne une référence régulièrement citée en Afrique.


Entre Bamako et Riyad, la coopération ne se résume ni aux visites officielles ni aux annonces de projets. Elle repose sur une relation ancienne, nourrie par des liens historiques, religieux et humains, et qui s'est progressivement étendue à plusieurs domaines : développement, infrastructures, action humanitaire, investissement et, surtout, organisation du pèlerinage aux Lieux saints de l'Islam.

Le Hadj occupe, à cet égard, une place singulière dans cette relation bilatérale. Chaque année, des milliers de fidèles maliens prennent la direction de l'Arabie saoudite pour accomplir l'un des cinq piliers de l'Islam. Avec un quota de 13 323 pèlerins, la gestion de cette importante communauté de fidèles exige une organisation rigoureuse, une coordination permanente et un dialogue étroit entre les autorités des deux pays.

La diplomatie au service du Hadj

C'est précisément dans ce domaine que la qualité des relations entre l'ambassade d'Arabie saoudite au Mali et la Maison du Hadj prend tout son sens. Les bonnes dispositions d'esprit des différents ambassadeurs saoudiens qui se sont succédé à Bamako ont permis d'installer, au fil du temps, un climat de confiance et de coopération avec l'administration malienne chargée du pèlerinage.

Cette disponibilité des représentants du Royaume a accompagné les efforts de la Maison du Hadj pour mettre de l'ordre dans un secteur longtemps confronté à de nombreux défis. L'objectif était clair : mieux encadrer les acteurs, renforcer les mécanismes de contrôle, améliorer la prise en charge des pèlerins et, surtout, inscrire l'organisation du Hadj dans une démarche permanente de professionnalisation.


Année après année, la Maison du Hadj a ainsi gagné en expérience et en efficacité. Chaque campagne constitue l'occasion d'évaluer les acquis, de corriger les insuffisances et de renforcer les dispositifs. Une démarche qui a progressivement contribué à assainir le secteur et à donner davantage de lisibilité à l'organisation du pèlerinage.

Cette évolution n'est pas le fruit du hasard. Elle est aussi le résultat d'une collaboration étroite avec les autorités saoudiennes, dont l'expérience et la maîtrise de l'organisation du Hadj constituent un appui important pour les pays qui y envoient leurs pèlerins.

13 323 pèlerins, une responsabilité à la hauteur des ambitions

Le chiffre est parlant : 13 323 pèlerins maliens sont concernés par le quota accordé au Mali. Derrière ce nombre se trouvent autant de familles, de parcours et d'attentes. Pour la Maison du Hadj, la responsabilité est donc considérable.

Transport, hébergement, restauration, encadrement, déplacements entre les différents sites du pèlerinage, accompagnement administratif et assistance aux fidèles : l'organisation du Hadj est devenue une véritable opération logistique qui exige méthode, anticipation et coordination. Sur ce terrain, les progrès enregistrés par la Maison du Hadj sont de plus en plus visibles. L'administration s'est professionnalisée, les méthodes se sont affinées et le dialogue avec les partenaires saoudiens s'est consolidé.

Le résultat est là : l'expérience malienne est désormais citée en exemple en Afrique en matière d'organisation du Hadj. Une reconnaissance qui conforte les efforts entrepris et encourage la Maison du Hadj à poursuivre sur cette voie.


Une coopération qui dépasse le seul pèlerinage

Cette relation privilégiée autour du Hadj s'inscrit dans un partenariat beaucoup plus large entre Bamako et Riyad. Le 11 octobre 2023, le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, recevait une délégation saoudienne conduite par Ahmed Al-Khateeb, ministre du Tourisme du Royaume d'Arabie saoudite.

Porteur d'un message du Roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud et du Prince Mohammed ben Salmane, l'émissaire saoudien était venu réaffirmer la volonté de Riyad de renforcer la coopération avec le Mali, notamment dans les domaines humanitaire et du développement, avec l'implication de la Caisse saoudienne de développement.

Les discussions avaient également porté sur plusieurs projets d'envergure, dont la construction de la route de Kidal et la signature d'une convention relative au quatrième pont de Bamako. A cette occasion, le chef de l'Etat avait exprimé le souhait de voir l'Arabie saoudite devenir un partenaire stratégique du Mali, tout en rappelant les principes qui guident les choix de partenariat du pays : respect de sa souveraineté, de ses choix stratégiques et de ses intérêts vitaux.

Le pari de la continuité

Du Hadj aux infrastructures, de l'action humanitaire au développement, les relations entre Bamako et Riyad se sont donc progressivement densifiées. Dans cette architecture bilatérale, la coopération autour du pèlerinage constitue l'un des exemples les plus concrets d'un partenariat construit dans la durée.


La Maison du Hadj, forte de l'expérience accumulée et du dialogue entretenu avec les autorités saoudiennes, entend désormais consolider les acquis. Avec un secteur davantage assaini, des acteurs plus professionnels et une organisation reconnue au-delà des frontières maliennes, le défi consiste à maintenir cette dynamique et à faire toujours mieux.

Car, au-delà des chiffres et des statistiques, l'enjeu reste le même : permettre aux 13 323 pèlerins maliens de s'acquitter de leur devoir religieux dans les meilleures conditions possibles. Et dans ce domaine, la qualité de la coopération entre Bamako et Riyad constitue incontestablement un atout majeur.



El hadj A. B. HAÏDARA

Commentaires