Lors de son intervention à l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a vivement dénoncé ce qu’il présente comme des ingérences extérieures et des soutiens à des groupes armés opérant au Sahel.
Évoquant le rôle de l’Ukraine, le chef de la diplomatie malienne a déclaré que Bamako disposait, selon lui, d’éléments corroborant ses accusations. Il a notamment estimé que les agissements attribués à Kiev s’inscrivaient dans une dynamique plus large de déstabilisation des États africains.
« Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que l’Ukraine n’est que la partie visible de l’iceberg de la déstabilisation de nos pays », a affirmé Abdoulaye Diop devant l’Assemblée générale.
Le ministre malien a également dénoncé trois dimensions du terrorisme qu’il décrit comme entretenu et soutenu : une forme armée, une forme économique visant à asphyxier les États, et une forme médiatique liée à la désinformation.