L’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont engagé des discussions en vue de définir un nouveau cadre pour leurs relations, a annoncé lundi 28 septembre 2026 à Bamako le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga.
L’annonce intervient à l’ouverture de la cinquième réunion des ministres de l’Industrie et du Commerce de l’AES, consacrée au renforcement de l’intégration économique entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Les échanges portent notamment sur la circulation des personnes, des biens et des services, la réduction des entraves au commerce, l’attractivité des investissements et l’harmonisation des règles applicables aux entreprises. La création d’une centrale d’achat commune et d’un observatoire du climat des affaires figure également parmi les projets examinés.
Abdoulaye Maïga a souligné le faible niveau des échanges commerciaux entre les trois pays. Selon des données de l’UEMOA portant sur 2021-2022, les échanges intra-AES représentaient 351,6 milliards de francs CFA, soit 17,09 % de leur commerce avec les autres États de l’Union.
Le Premier ministre malien a appelé à améliorer les corridors, réduire les barrières non tarifaires et renforcer la transformation locale.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté officiellement la Cédéao le 29 janvier 2025. L’organisation régionale avait toutefois maintenu certaines facilités de circulation et d’échanges et désigné, en mars 2026, l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté comme négociateur en chef pour les discussions avec l’AES.
Les trois pays restent membres de l’UEMOA, qui constitue toujours leur cadre monétaire et commercial commun avec cinq autres États ouest-africains.