Pour Bernard Lugan, historien africaniste, l’Azawad relève du mythe territorial. « L’Azawad n’existe pas, soyons clairs. C’est mythique », affirme-t-il.
Il souligne la diversité des populations du nord du Mali, où cohabitent Touaregs, Arabes, Songhaï et d’autres communautés, loin de l’image d’un territoire exclusivement touareg.
Mais l’historien reconnaît aussi que l’Azawad constitue « une réalité culturelle, politique » et représente « assez un grand rêve ». Entre mythe et aspirations identitaires, l’idée continue de nourrir un projet politique.