Dans le cadre du programme d’insertion et de réinsertion des migrants de retour pour l’année 2026, 90 dossiers ont été retenus pour une enveloppe globale de 121 millions de francs CFA ce lundi 12 octobre lors d’une cérémonie présidée par le ministre Mossa Ag Attaher. Les financements accordés varient généralement entre 1 et 2 millions de FCFA par projet, selon la nature des activités et les besoins des bénéficiaires.
Les projets concernent plusieurs secteurs, notamment l’élevage et l’embouche, le maraîchage, l’agriculture, le commerce, l’artisanat et les services. Ils sont répartis entre Bamako et ses environs, ainsi que dans plusieurs localités, dont Gao, Tombouctou, Nioro, Kita et San.
Le ministre a assuré que la Délégation générale des Maliens de l’extérieur veillera à un meilleur suivi territorial afin que les migrants de retour de toutes les régions puissent bénéficier de cet accompagnement. Il a également annoncé une attention particulière aux compatriotes refoulés d’Arabie saoudite, dont certains échappent aux dispositifs habituels d’assistance mis en place avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Financés par l’État à travers le budget spécial d’investissement, ces projets visent à favoriser l’autonomie économique des bénéficiaires, à renforcer la stabilité des familles et à soutenir le développement des communautés.
S’adressant aux bénéficiaires, le ministre les a exhortés à faire preuve de rigueur dans la gestion de leurs activités et à privilégier des initiatives durables et créatrices de valeur. Il a notamment salué le parcours d’un bénéficiaire de l’édition 2025, initialement accompagné pour la création d’un atelier de soudure, qui a depuis diversifié ses activités dans la vente de sable et d’autres matériaux de construction.
Le ministre a par ailleurs rappelé que les circonstances du retour ne diminuent en rien la dignité des migrants ni la valeur de leurs compétences. Il les a encouragés à considérer leur retour comme un nouveau départ et à contribuer pleinement au développement du Mali.
Enfin, il a évoqué le cas d’Adama Keïta, rencontré en Tunisie en 2023 après une tentative de traversée maritime qui lui avait causé de graves blessures. Le ministre a rappelé les démarches entreprises pour lui apporter un accompagnement médical, illustrant ainsi la nécessité d’une solidarité durable envers les compatriotes en difficulté.